LES PSAUMES DE L'ASCENSION

Chapitre trois

PSAUMES 126-128 - LE STADE DE LA JOUISSANCE

INTRODUCTION ET RÉVISION

Nous avons vu que les psaumes de l'ascension sont un portrait de notre vie chrétienne. Pendant que nous suivons le Seigneur, nous montons en " ascension " dans notre expérience. Ces psaumes forment une progression qui peut être divisée en cinq stades de trois psaumes chacun. Le premier stade nous démontre une vision claire concernant trois choses : le monde, le Seigneur et la vie de l'église. Cette triple vision nous dirige vers le prochain stade, le stade de la consécration. Dans ce stade, nous nous consacrons d'abord au Seigneur, deuxièmement, nous nous séparons du monde et troisièmement, nous nous consacrons à la loyauté envers le Seigneur.

Notre consécration au Seigneur est aussi notre consécration à Sa main. Le dessein le plus important de la main du Seigneur est de nous discipliner. Sa discipline nous amène à expérimenter Son approvisionnement, Son support, Sa direction et Son réconfort pour notre transformation. Après cela, nous nous consacrons pour être séparés du monde. Nous réalisons en fait que l'unique dessein du monde est de nous vaincre. Il est comme une bête pour nous avaler, un déluge pour nous submerger et un piège pour nous capturer. Lorsque nous nous donnons au Seigneur, nous avons la grâce pour nous échapper du monde. Finalement, parce que nous voyons l'église, nous nous consacrons à la loyauté envers le Seigneur et expérimentons sa crédibilité.

Avant que nous abordions le prochain stade, nous devons voir quelque chose de plus, au sujet du troisième degré de consécration. Dans notre expérience, nous devons admettre que parfois, il y a des moments où nous perdons notre jouissance de la vie de l'église. La vie de l'église est plus exigeante que tout autre genre de vie sur terre. Même dans le monde, les choses sont comparativement plus simples. Mais la vie de l'église est une vie de famille et dans la vie de famille, rien ne peut être caché. Nous nous connaissons, les uns les autres. Ainsi, la vie de l'église peut-être très compliquée. Par exemple, mon tempérament naturel peut frustrer quelqu'un et son caractère peut me frustrer. Mon agressivité deviendra peut-être une pression pour lui ou elle et sa lenteur deviendra peut-être un fardeau pour moi. Éventuellement, si nous ne savons pas comment nous consacrer correctement, nous n'aurons aucun moyen de continuer. Comme nous l'avons vu, nous ne nous consacrons pas directement à la vie de l'église mais plutôt, à la loyauté envers le Seigneur.

Lorsque nous nous confions au Seigneur, nous découvrons qu'Il est capable et de prendre soin de nous et d'exposer notre nature réelle. En chacun de nous, il y a deux parties entièrement différentes. La première est droite et provient de la dispensation du Seigneur en nous et la deuxième est pleine d'iniquités et provient de notre nature déchue. Concernant la première partie, nous pouvons faire confiance au Seigneur qu'Il la manifestera pleinement et la fera triompher. Concernant la deuxième partie, nous pouvons faire confiance au Seigneur qu'Il l'exposera pleinement afin qu'elle puisse être jugée et traitée. Ceci est le désir sain d'une personne consacrée. Parce que nous faisons confiance au Seigneur, nous pouvons pleinement nous confier à Lui. Lorsque nous avons une consécration aussi complète, d'abord au Seigneur et à Sa main, deuxièmement que nous sommes séparés du monde et troisièmement, que nous nous appuyons sur la crédibilité du Seigneur, nous pouvons vivre le prochain stade, le stade de la jouissance.

PSAUME 126 : LA JOUISSANCE D'ÊTRE DÉLIVRÉ
DE LA VIE DU MOI

La jouissance initiale lorsque nous entrons dans la vie de l'église

Le psaume 126 débute : " Quand l'Éternel ramena les captifs de Sion, nous étions comme dans un rêve. Alors nos bouches éclatèrent en cris de joie, et nos langues en chants de triomphe. Alors on disait parmi les nations : L'Éternel a fait de grandes choses pour eux. L'Éternel a fait pour nous de grandes choses, et nous en avons été joyeux. " (v.1-3) Le psalmiste parle d'une joie qui est impossible de décrire. Ceci est notre expérience lorsque nous sommes venus pour la première fois à la vie de l'église. " Quand l'Éternel ramena les captifs de Sion, nous étions comme dans un rêve. " De ramener les captifs signifie que nous étions ceux qui recherchaient et luttaient possiblement depuis plusieurs années. Et un jour, notre captivité cessa et ce pourquoi nous languissions, est devenu notre réalité. Lorsque ceci s'est produit, tout ce que nous pouvions dire était : " Ceci est un rêve réalisé ! "

Il est possible que nous ayons eu pendant des années la perception que Dieu désirait un témoignage pour Lui-même et une habitation. Nous réalisions que Dieu désirait un peuple qui Lui appartienne, à Lui seul. Néanmoins, nous étions en captivité, soit dans la chrétienté ou dans le monde. Mais un jour, le Seigneur nous amena dans les églises locales et nous avons commencé à jouir de la vie de l'église. Il " ramena les captifs ". Alors, nous étions comme ceux qui rêvent. Nous avons contemplé tous les saints si chers. Nous avons contemplé toutes les richesses de Christ. Nous avons réalisé que nous pouvions réellement servir le Dieu vivant. Nous avions la pleine compréhension de ce verset : " Oh merci Seigneur ! Tu as ramené les captifs de Sion ! Tu nous as amené à Ton témoignage ! Nous sommes comme ceux qui rêvent ! "

Si vous n'avez jamais lutté pour ceci, alors il n'y a pas " de rêve " dans votre expérience. Nous pouvons aller à des réunions et même en jouir, mais en nous, il n'y a pas cette conviction : " Ceci est comme un rêve ! " Au lieu, vous pouvez penser : " Voilà est un bon groupe avec lequel je peux m'assembler ! " Mais ceux qui luttent, qui combattent, qui travaillent et qui crient dans leur recherche, éventuellement, entrent dans la réalité pour laquelle ils luttent. Ils peuvent dire : " Je suis dans la vie de l'église ! Ceci est un rêve réalisé !

"Alors nos bouches éclatèrent en cris de joie, et nos langues en chants de triomphe. "(v.2a). Ceux qui sont entrés dans la vie de l'église après avoir lutté et combattu pour l'obtenir sont remplis de joie. Ils ne trouvent aucune façon de décrire cela. Tout ce qu'ils peuvent faire est de louer le Seigneur. Ce verset continue : " Alors on disait parmi les nations : L'Éternel a fait de grandes choses pour eux. " Lorsque nous jouissons de la vie de l'église, même les gens dans le monde reconnaissent qu'il y a quelque chose de différent entre eux et nous. Notre joie est si grande que même les gens dans le monde s'en aperçoivent. Éventuellement, nous ne pouvons que dire : " L'Éternel a fait pour nous de grandes choses, et nous en avons été joyeux. "(v.3). Voilà la conclusion de notre jouissance initiale. Louons le Seigneur, nous sommes si joyeux d'être dans la vie de l'église !

Nous avons besoin d'une délivrance plus profonde de la captivité

Le psalmiste dit ensuite : " Éternel, ramène nos captifs comme des torrents dans le Négueb. "(v.4). La première partie du psaume décrit notre expérience initiale de la vie de l'église. Une fois que l'on est dans la vie de l'église, éventuellement, nous désirons ardemment une expérience plus profonde. Il y a deux interprétations possibles de la phrase : " Éternel, ramène nos captifs ". Une interprétation est : " Seigneur, il n'y a pas suffisamment de gens qui appartiennent à Ton témoignage. Tant de gens sont dans la captivité du monde ou de la chrétienté. Seigneur ramène encore ! Ramène plus de gens ! Libère-les de leur captivité ! Ramène-les pour Ton témoignage ! ".

La deuxième interprétation de ce verset est qu'il parle de ceux qui sont déjà dans la vie de l'église. Il parle de nous-mêmes. Le psalmiste dit : " O Éternel ! Rétablis nos captifs " En d'autres mots, nous-mêmes avons besoin de nous consacrer plus profondément. Prier selon cette compréhension est de dire au Seigneur : " Seigneur je suis sorti de la captivité concernant ma position en Toi. Je ne suis plus à Babylone. Je ne suis plus dans le monde ni dans la chrétienté. Je suis venu à Ton témoignage et ma prise de position est claire. Je suis pour Christ et l'église. Mais Seigneur, regarde-moi. Il y a tant de choses accrochées encore à moi et tant de choses dont je jouis qui sont si éloignées de Toi Seigneur. Je suis encore en captivité. De par ma position en Toi, je suis libéré, mais dans mon expérience, je ne suis pas entièrement libéré. Je ne suis pas encore libéré. Il y a encore tant de choses qui me rendent captif ". Lorsque nous réalisons cela, alors nous prions : " Seigneur ramène-moi de la captivité "

Il n'est pas suffisant pour nous de vivre la vie de l'église sur la seule base de notre position en Christ. Éventuellement, nous devons réaliser : " Seigneur, il y a tant de choses en moi qui sont encore en captivité. J'ai déjà pris position pour Toi lorsque je suis venu dans la vie de l'église. Maintenant, j'aimerais avoir des dispositions consacrées en Toi. Oh ! Seigneur ramène-moi ! " Ceci est une précieuse réalisation. Notre jouissance initiale de la vie de l'église nous amène à une jouissance plus riche et plus élevée, qui requiert un changement plus profond. Plus nous jouissons de la vie de l'église, alors plus nous réalisons que le Seigneur nous exhorte à être ramenés de notre captivité. Il attend que nous priions : " Seigneur, ramène-moi à nouveau, tu m'as amené une fois ! Maintenant ramène-moi ! "

En ce qui concerne notre position, nous pouvons témoigner que nous sommes à la place la plus merveilleuse. Dans l'église, nous jouissons de Christ, nous jouissons de la vie du corps, nous jouissons des réunions et des rassemblements, nous jouissons du ministère de la vérité, nous jouissons de la communion parmi tous les saints, nous jouissons du courant de vie et nous jouissons de tant de richesses. Lorsque nous avons commencé à jouir de la vie de l'église, nous étions comme ceux qui rêvent. Nous n'avions aucune façon de la décrire. Alors nos bouches éclatèrent en cris de joie, et nos langues en chants de triomphe. Nous avons déclaré : " Loué le Seigneur, je suis dans la vie de l'église ! " Mais graduellement nous nous sommes calmés. Éventuellement, nous réalisons : " Oh Seigneur, tant de choses me rendent encore captif. D'un côté, je suis libéré. De part ma position en Christ je suis revenu de ma captivité. D'un autre côté, je suis encore sous tant de dispositions qui me retiennent captif. Je suis encore prisonnier de tant de choses. Lorsque nous sommes encore en captivité, nous ne sommes pas libres de suivre et servir le Seigneur pleinement. Nous nous trouvons si limités dans notre habilité à coopérer avec Christ en tant que l'édificateur de l'église. Lorsque nous réalisons cela, concernant nous-mêmes, nous prions : " Seigneur, ramène-moi de ma captivité "

Être libéré de la captivité de la vie du moi

Il y a plusieurs choses qui nous rendent captifs. Par exemple, dans la vie de l'église, il y a plusieurs plaintes. Parfois les saints se plaignent que les anciens n'ont pas suffisamment le fardeau pour l'église. Ils se plaignent que les plus jeunes sont trop indisciplinés. Ensuite, ils se plaignent que la vie de l'église n'est pas bien équilibrée. Qu'elle est trop centrée dans une direction. Certains saints peuvent se plaindre : " L'évangile est beaucoup annoncé parmi nous, mais il nous manque la jouissance de la vie ". D'autres peuvent se plaindre : " Nous avons beaucoup de jouissance de la vie mais nous ne prêchons pas assez l'évangile. " Pour toutes ces complaintes et opinions, il n'y a qu'un seul " antidote ". Cet antidote est de prier : " Ramène-nous de notre captivité, Oh Seigneur !" Pourquoi nous nous plaignons de la vie de l'église ? Parce que les pratiques de la vie de l'église sont contre notre moi. Dans ce psaume, ce n'est pas le monde qui nous rend captif, c'est la vie de notre moi. Lorsque nous sommes encore captifs de la vie du moi, alors notre service dans la vie de l'église sera frustré.

Nous avons tous besoin d'être libérés de la captivité de la vie du moi. Dans cette captivité, nous perdons notre jouissance du Seigneur et de la vie de l'église. Eventuellement, nous ne sommes pas satisfaits. Si quelqu'un nous demandait : " Trouves-tu que la vie de l'église est satisfaisante ? " Notre réponse serait probablement : " Oui je le pense, mais… " Le " mais ", reflète bien notre propre moi. Il signifie : " Oui la vie de l'église est satisfaisante, mais je suis encore en captivité. Je suis particulièrement prisonnier par la vie de mon moi ". Nous ne devons jamais pointer du doigt quiconque mais, pointer vers nous-mêmes. C'est pourquoi, ce psaume si doux et agréable révèle cette pensée. Au début, lorsque nous sommes amenés dans le témoignage du Seigneur en luttant et en combattant, nous sommes joyeux. Nous sommes comme ceux qui rêvent. Mais éventuellement, il y a un cri en nous : " Seigneur, Oh seigneur ramène-nous de la captivité ". Nous désirons ardemment être libérés de notre moi.

Être libéré de la vie du moi semble impossible
mais le Seigneur en est capable

Ce psaume nous dit que la deuxième délivrance de la captivité est " comme les torrents de Négueb. ". Cette pensée ici est très profonde. Au sud d'Israël, il n'y a rien, sauf le désert. Comment le psalmiste peut-il espérer trouver des torrents dans le désert ? Cela semble impossible. La pensée du psalmiste ici est : " Seigneur, me ramener de cette captivité me semble impossible pour Toi. C'est comme des torrents dans le Négueb. Il n'y a que Toi qui peut faire une telle chose ". Lorsque nous sommes jeunes dans le Seigneur, il est facile pour nous de dire : " J'ai été amené à la mort en Christ ! J'ai été crucifié ! ". Mais éventuellement après plusieurs années, nous réalisons que pour nous, être véritablement crucifiés avec le Seigneur semble impossible. C'est comme " des torrents dans le Négueb ". Dans le désert, comment peut-il y avoir des torrents ? Crier au Seigneur pour être délivré de la vie du moi, c'est comme crier pour qu'il y ait des torrents dans le désert. Lorsque nous abordons la question d'en finir avec notre moi, lorsque nous venons à l'expérience d'être complètement libérés de notre moi, alors nous réalisons : " Seigneur, cela est impossible ! " C'est impossible et pourtant nous avons confiance que le Seigneur va le faire. Nous savons que le Seigneur peut nous sauver. Cela est impossible et pourtant cela est réel. C'est comme " des torrents dans le Négueb "

Ce verset est si poétique et pourtant si réaliste. Nous sommes tous dans une situation impossible. Nous avons tous la même nature. Chacun d'entre nous serait d'accord pour dire : " Je suis un cas désespéré, il est si difficile pour le Seigneur de savoir comment traiter avec moi ". Lorsque nous marchons avec le Seigneur, nous réalisons que ce n'est pas Satan, ce n'est pas le monde et ce ne sont pas tellement les choses négatives qui nous rendent captifs. C'est plutôt notre propre moi qui nous rends captifs. Nous sommes tous sous la captivité de la vie du moi. C'est pourquoi, nous devenons si désespérés. Nous disons au Seigneur : " Comment peux- tu me sauver ? Comment peux-tu me libérer ? Comment peux-tu me libérer de mon moi ? C'est impossible ! " Mais même si nous disons que cela est impossible, nous avons une solide conviction intérieure : " Seigneur, Tu peux le faire. Ramène-moi, ramène-moi de la captivité "

Lorsque nous réalisons véritablement que tout notre être est captif de notre moi, nous prions désespérément : " Seigneur, je suis rendu au-delà de toute espérance. Je suis si terrible et si corrompu, que cela semble sans espoir. Mais Seigneur, je crie à Toi ! Ramène-moi ! Tu as fait des miracles pour moi auparavant. Tu m'as délivré de la captivité dans le passé. Tu m'as emmené dans la vie de l'église. Cela était impossible et pourtant, tu l'as fait pour moi. Maintenant Seigneur fais-le à nouveau ! Ramène moi de la captivité ! Cette fois, ce sera tellement plus difficile. Cette fois ma captivité n'est pas quelque chose d'extérieur, mais d'intérieur. Seigneur, il n'y a que Toi qui puisses faire cela ! Ramène-moi de la captivité comme des torrents dans le Négueb ". Si nous crions au Seigneur de cette façon, alors Il nous répondra : " Oui, Je te libérerai, mais tu as un prix à payer "

Le prix pour être libéré de la vie du moi :
se semer soi-même dans la mort

Comment le Seigneur, nous libère-t'Il de notre captivité ? Le psaume 126 continue : " Ceux qui sèment avec larmes, moissonneront avec des chants de triomphe. " (v.5). Le Seigneur nous libère de notre captivité en nous demandant de payer un prix. Dans ce verset, le Seigneur nous dit : " Maintenant que tu désires sortir de cette captivité c'est très simple. Tu n'as qu'à semer avec larmes ". Nous pouvons demander : " Qu'est-ce que cela signifie ? Qu'est-ce que nous semons ? " Le Seigneur répliquerait : " Va et sème-toi, toi-même ". Lorsque nous semons avec larmes, cela signifie que la vie du moi est terminée. Nous réalisons que nous devons semer notre propre moi en terre et mourir. Nous n'avons plus de choix. Nous réalisons : " Si je veux être libéré de la captivité de mon propre moi, alors je dois m'enterrer et mourir. Voilà mon avenir. Ceci est la seule route devant moi "

Tous ceux qui ont réalisé cela, expérimenteront des larmes. Pourquoi ? Parce qu'il ne nous reste plus rien. Il ne nous reste rien d'autre à faire que d'aller mourir. Lorsque nous nous semons nous-mêmes, lorsque nous enterrons notre moi, alors nous semons vraiment avec larmes. Ceci est entièrement dans le contexte de la vie de l'église. Semer avec larmes est l'unique chemin pour que le " rêve " que nous avons initialement perçu, puisse devenir réalité. Pour que l'église soit édifiée, pour que le témoignage du Seigneur soit élevé, pour que Dieu puisse obtenir Son habitation, pour qu'il y ait un groupe de gens qui portent Son Nom, il n'y a aucun autre chemin. Nous devons décider nous-mêmes et nous semer nous-mêmes dans le sol et y mourir. Nous devons aller nous enterrer. Lorsque nous réalisons cela, les larmes viennent. Nous savons que nous sommes réduits à rien, qu'il n'y a plus d'espoir pour nous. Il n'y a plus aucun avenir pour nous. Tout ce que nous pouvons faire est de nous semer dans la terre et y mourir.

Avant que nous parvenions à cette réalisation, nous pouvons encore faire nos propres choix. Par exemple : un jeune frère peut décider pour lui-même, quelle université il fréquentera. Il peut penser : " Cela dépend du département dans lequel je pourrai entrer, quelle université m'accordera la plus grande bourse et laquelle est la plus éloignée de ma maison ". Mais si ce frère demandait au Seigneur à quelle université il devrait aller, le Seigneur lui dirait : " Il y a une seule université pour toi : " l'université de te semer en terre et mourir ". Cher jeune frère, tu dois apprendre à te semer. Ceci est ton unique avenir. À quelle université tu dois aller ? Tu dois choisir la meilleure université où tu pourras te semer en terre pour le bien de Mon témoignage. "

Nous sommes encore remplis de nos propres sélections et choix. Nous devons réaliser : " Si je souhaite voir mon rêve devenir réalité, alors je dois me semer en terre et mourir ". Cela signifie que nous n'avons plus nos propres choix. Au lieu de cela, nous prenons le choix de Dieu et nous nous soumettons à Sa main. Ceci est très sérieux. Seulement les gens qui vivent de cette façon, peuvent édifier l'église et porter le témoignage du Seigneur. Il n'est pas suffisant d'avoir été délivré de la première captivité et d'être entré dans la vie de l'église. Le Seigneur dirait à chacun de nous : " Reviens ". Notre première délivrance fut positionnelle, elle marqua notre entrée dans la vie divine. Elle ne nous demandait que le renoncement aux choses extérieures. Notre deuxième délivrance est " dispositionnelle ", elle marque l'abandon de notre vie à Dieu. Elle requiert le renoncement à soi-même. Que nous soyons à l'école ou que nous ayons un emploi ou que nous servions le Seigneur à temps plein, nous devons avoir un seul but : être semé en terre et mourir à nous-mêmes. Tout le reste ne compte pas. Nous devons avoir cette délivrance. Peu importe où nous sommes et peu importe ce que nous faisons, nous devons dire : " Seigneur, je suis ici pour me semer moi-même et mourir à mon moi. Je n'ai plus de choix ni de préférence. Je n'ai aucune autre attente ou espérance. Je n'ai aucun autre avenir. Je suis ici comme une semence pour être enterrée.

Se semer soi-même dans la terre
produira des fruits

Le Seigneur Jésus s'est semé Lui-même dans la terre pour mourir : " En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé ne tombe en terre et ne meurt, il reste seul mais s'il meurt, il porte beaucoup de fruits. "(Jean 12 :24). Si nous désirons porter du fruit, alors nous aussi nous devons mourir. Le psaume 126 est très profond. Au commencement, il y a la jouissance initiale et ensuite, il y a une consécration beaucoup plus profonde. Dans cette consécration, le Seigneur ne nous demande pas de faire quoi que ce soit. Il nous demande simplement de mourir. Le Seigneur ne nous demande pas de Le servir. Au contraire, Il nous demande de nous semer nous-mêmes en terre, tout comme Il l'a fait. Lorsque nous faisons cela, le résultat est que nous : " moissonnerons avec des chants de triomphe. "(v.5). La mort et l'enterrement ne sont pas la fin. Lorsque nous nous semons dans la terre, nous récolterons les fruits. Lorsque nous semons avec larmes nous récolterons avec joie ! Louons le Seigneur pour cela !

Le psaume continue : " Il marche en pleurant celui qui porte la semence pour la répandre, mais il reviendra en poussant des cris de joie quand il portera ses gerbes. " (v.6) Lorsque le Seigneur nous dit d'aller mourir et que nous répondons : " Oui Seigneur ", alors nous devenons comme la précieuse semence. Nous sommes enterrés et hors de la vue. Mais alors nous portons beaucoup de fruits. Nous retournons avec joie, en portant nos gerbes. Porter du fruit ne vient pas en faisant beaucoup d'activités. Nous ne portons du fruit que lorsque nous sommes semés en terre et mourons. Pour que nous puissions porter du fruit, nous devons dire au Seigneur : " Je suis disposé à mourir avec Toi. Je suis disposé à m'enterrer comme une semence. Je sais que je reviendrai avec des gerbes, avec une abondance de fruits pour Ta jouissance ". Alors le Seigneur peut jouir des fruits et nous aussi. Cela est beaucoup plus profond que la jouissance initiale que nous avons connue lorsque nous sommes venus à la vie de l'église. Maintenant nous avons été libérés de la vie du moi. Nous sommes revenus de la captivité, tout comme les torrents dans le Négueb. Les torrents qui coulent dans le désert, changeront des terres stériles en des terres fertiles. Lorsque nous sommes libérés de notre moi, nous devenons également riches en fruits. Ceci est une jouissance plus élevée. Après avoir semé dans les larmes, nous récoltons dans la joie.

PSAUMES 127 : LA JOUISSANCE DE LA TRANSFORMATION

Cesser de travailler en vain et
permettre au Seigneur de nous donner le repos

Le psaume 127 fut écrit par Salomon. Il débute : " Si L'Éternel ne bâtit la maison, ceux qui la bâtissent travaillent en vain. Si l'Éternel ne garde la ville, celui qui la garde veille en vain. En vain vous vous levez le matin, vous vous coucher tard, et vous mangez le pain de douleur; "(v.1-2a). Il y a trois choses que nous aimons tous faire lorsque nous aimons le Seigneur et jouissons de la vie de l'église. Premièrement, nous aimons bâtir. Deuxièmement, nous aimons veiller (monter la garde), troisièmement nous aimons œuvrer. Voilà trois actions pour nous, dans la vie de l'église. Nous jouissons de l'édification, de la veille et de l'œuvre. Il est très significatif que ce psaume fût écrit par Salomon, car il fut celui qui bâtit la maison du Seigneur. Il dit que : " Si L'Éternel ne bâtit la maison, ceux qui la bâtissent travaillent en vain. " Lorsque nous essayons de faire plusieurs choses pour bâtir la maison du Seigneur, cela ne fonctionne pas. De plus, si le Seigneur ne garde la ville, ceux qui la gardent, la gardent en vain. Finalement, il est vain pour nous de nous lever tôt, de nous coucher tard et de manger le pain de douleur. Ceci signifie qu'il est vain pour nous d'être consumés par les inquiétudes pour les intérêts du Seigneur. Lorsque nous sommes alourdis de fardeaux pour la vie de l'église, alors notre pain devient un pain de douleur. Cet état peut sembler très bon, mais en fait, cela est en vain. Cela est inutile.

Salomon dit ensuite : " Il en donne autant à Son bien-aimé pendant qu'il dort. " (v.2b). Certaines traductions disent : " …c'est Dieu qui donne du repos à celui qu'Il aime. " En d'autres mots, Salomon dit : " Ne sais-tu pas que tu es Son bien-aimé? Tu n'as pas besoin de travailler si dur ou d'être si épuisé par toutes sortes de choses. Au contraire, tu devrais aller te coucher. Ne travaille pas si fort. N'en fais pas tant. Le Seigneur désire que tu te reposes. " Dans notre vie humaine, nous pouvons travailler et être consumés pendant plusieurs jours de suite, mais après une seule bonne nuit de sommeil, nous sommes complètement rafraîchis. Ceci est le désir du Seigneur pour nous. Parce que nous sommes Sa bien-aimé, Il désire nous donner du repos.

Dans la vie de l'église, le Seigneur nous dirait : " Vas te coucher, tu es trop occupé. Tu essaies trop fort de bâtir, veiller et travailler. Laisse-moi te rappeler que Je t'aime. Tu n'as pas besoin de travailler si fort. Va simplement te coucher. " Non seulement le Seigneur nous dit d'aller nous coucher, mais Lui-même nous fait dormir. Il nous donne du repos. Lorsque nous sommes préoccupés par notre église locale, Il dira : " repose-toi ". Lorsque nous nous démenons à savoir si nous devrions servir à temps plein, Il dira : " repose-toi ". Si nous servons à temps plein et que nous considérons si oui ou non nous devrions rechercher un emploi, Il nous dira : " repose-toi ". Le seigneur nous aime et il nous donne du repos. Cela ne veut pas dire que nous devons être paresseux. Nous verrons dans le prochain psaume qu'il y a un temps pour se lever et travailler. Mais ce psaume nous dit premièrement de ne pas courir partout et de ne pas travailler si fort. Particulièrement lorsque nous sommes jeunes et qu'il nous manque de la maturité, nous devrions apprendre à nous reposer. Cela fait suite à la compréhension du psaume précédent, à savoir que nous ne sommes bons pour rien d'autre que la mort. Nous avons vu notre moi et désirons être libérés et nous avons réalisé que la seule façon pour nous était d'être semés comme une semence en terre et de mourir à nous-mêmes. Que signifie mourir ? Dans ce psaume, cela signifie arrêter de travailler si fort et nous reposer.

Dormir résulte dans la transformation.

Lorsque le Seigneur nous aime, Il nous fait dormir. Nous jouissons d'un doux repos. Plus nous nous démenons, plus le Seigneur dit : " C'est en vain ". Toute notre œuvre est en vain, jusqu'à ce que nous cédions au Seigneur et que nous nous reposions en Lui. Pour nous, aller dormir peut signifier l'une des deux choses suivantes : premièrement, cela peut signifier d'arrêter notre travail; deuxièmement, cela peut signifier d'accepter l'arrangement environnemental du Seigneur pour nous. Nous devons apprendre à nous reposer dans le Seigneur. Nous devrions prier : " Seigneur, je vais m'arrêter. Je vais oublier tous mes plans et tous mes efforts. J'oublierai tout. Seigneur je reçois Ta main disciplinaire. J'accepte Ton gouvernement et Ton autorité. J'accepte ce que Ta main a arrangé pour moi. Je me repose en Tes mains ". Lorsque nous arrêtons nos efforts et que nous nous reposons dans les arrangements du Seigneur, nous commençons à être transformés. Il semble que nous sommeillons, mais en fait, nous expérimentons la transformation. À proprement parler, nous ne croissons pas tellement par nos luttes, mais en nous reposant dans les mains du Seigneur.

Le sommeil a pour résultat, la fertilité

C'est lorsque nous permettons au Seigneur de nous donner du repos, que nous devenons fructueux. Les quelques versets suivants sont très attrayants : " Voici, les enfants sont un héritage donné par l'Éternel; le fruit des entrailles est une récompense. "(v. 3) Lorsque nous nous reposons en Lui, c'est alors que nous devenons fructueux. Lorsque nous acceptons les arrangements du Seigneur pour nous, nous avons des enfants. Lorsque nous nous reposons, telle une semence sous le sol, les enfants sont produits. Lorsque nous nous reposons dans la main et dans le gouvernement du Seigneur, nous aurons éventuellement " le fruit des entrailles ". Ceci est contre nos concepts. Souvent, nous pensons que nous devons travailler fort pour porter du fruit. Nous pensons que nous devons nous équiper, être entraînés et faire plusieurs choses mais, le Seigneur dit : " Non. C'est lorsque tu te reposeras que tu auras des enfants. Lorsque tu te reposes dans Ma main, tu deviens fructueux. " Nous devons dire au Seigneur : " Seigneur, je suis consentant à mourir et être enterré. Je veux m'éloigner de tout ce qui appartient au " moi " incluant toutes mes activités. Seigneur, accorde-moi le repos. " C'est alors que nous serons fructueux.

Le processus de la transformation nous équipe
avec les richesses pour servir le Seigneur

Le psaume continue : " Telles les flèches dans la main d'un guerrier, tels sont les fils de la jeunesse "(v.4). Ce verset est si précieux. D'une part, les enfants sont " un héritage donné par l'Éternel ". D'autre part, ils sont " les fils de la jeunesse ". Ils sont les enfants du Seigneur mais ils viennent comme au travers de nous. Ces enfants sont " telles les flèches dans la main d'un guerrier " Ils ne sont pas simplement des nombres et des statistiques, mais ils sont : " comme des flèches ".Supposons qu'il y ait un frère qui porte des fruits. Cela signifie qu'il devient : " tel un guerrier ". Auparavant, il travaillait si fort mais il oeuvrait en vain. Tout ce qu'il a fait pour porter du fruit était également en vain, mais, éventuellement, il apprit à se reposer. Il accepta les arrangements du Seigneur et se sema lui-même. Peu de temps après, il produit des enfants. Ces enfants ne sont pas des nombres mais des " flèches " et le frère est un " guerrier ".

Pourquoi la Bible utilise-t-elle ces mots ? Lorsque nous avons confiance au gouvernement du Seigneur, lorsque nous apprenons à ne plus avoir de choix pour nous-mêmes, mais que nous Lui permettons de nous endormir, alors le Seigneur permet à nos entrailles de produirent des enfants. En d'autres mots, nous avons une croissance et une transformation intérieures qui nous permettent d'être fructueux. Nous produisons des enfants qui sont comme des " flèches " démontrant la force. Non seulement, nous portons des fruits extérieurement, mais nous sommes intérieurement préparés, transformés et équipés avec les richesses. Nous n'avons plus ce sentiment immature de faire tant de choses pour le Seigneur. Nous devenons plutôt quelqu'un équipé par le Seigneur d'une force et d'une richesse intérieures. C'est pourquoi nos enfants sont comparés à des flèches. Lorsque le Seigneur nous met au repos, nous expérimentons la croissance et la maturité. Éventuellement ce processus, non seulement nous amène à porter du fruit, mais également nous rend forts et matures. Nous sommes comme le " guerrier avec les flèches ". Parce que nous avons grandi et sommes devenus matures intérieurement, nous sommes équipés avec les richesses pour servir le Seigneur efficacement.

Devenir un vase d'honneur
en étant transformé et en reniant notre moi

Cette section du psaume 127 correspond à une section du Nouveau Testament. " Dans une grande maison il n'y a pas seulement des vaisseaux d'or et d'argent, mais il y en a aussi de bois et de terre; les uns pour des usages honorables, et les autres pour des usages vils. Si quelqu'un donc se conserve pur à l'égard de ces choses-là, il sera un vaisseau honorable, sanctifié, propre au service du Seigneur, et préparé pour toutes sortes de bonnes œuvres. "(2Tim. 2 :20-21) Ces versets sont une description de la vie de l'église. Dans la Bible, les êtres humains sont souvent représentés par " des vases ". Certains vases sont en or et en argent, ce sont les vases d'honneur. L'or représente la nature de Dieu et l'argent représente l'œuvre rédemptrice de Christ. Les gens qui sont constitués de la nature divine de Dieu et de l'œuvre rédemptrice de Christ sont des vases d'honneur. Il y a également des vases de déshonneur, qui sont les vases en bois et en terre. Un vase en bois est une personne naturelle, et un vase en terre est quelqu'un qui travaille avec des mains humaines et non pas avec des " mains divines " Nous devons demander au Seigneur Sa miséricorde afin que nous ne soyons jamais des vases de bois ou de terre. La chrétienté est remplie de ce genre de vase. Plusieurs dans la chrétienté essaient de faire quelque chose pour servir le Seigneur, cependant, tout ce qu'ils font est avec des mains humaines et selon leurs concepts humains. Plusieurs gens accomplissent des œuvres au nom du Seigneur, néanmoins ce qu'ils produisent n'a souvent que très peu à voir avec Lui. Ceux-ci sont des vases de déshonneur.

Paul dit : " Si quelqu'un donc se conserve pur à l'égard de ces choses-là " Nous devons être purifiés de ces choses. Les gens préfèrent être des vases de bois ou de terre. Faire des choses en tant que vases de bois ou de terre peut sembler simple et efficace. Mais faire quelque chose en tant que vases en or ou en argent, n'est pas si simple. Être un vase en or ou en argent requiert un très haut degré de transformation. C'et pourquoi, nous devons être lavés et purifiés de ces choses. En d'autres mots, nous devons prendre position contre notre " moi ". Nous préférons sans doute être en bois ou en terre, mais nous devons prendre position contre cela. C'est alors que nous serons " un vaisseau honorable, sanctifié, propre au service du Seigneur, et préparé pour toutes sortes de bonnes œuvres. " Cela correspond à être un guerrier avec des flèches que nous retrouvons au psaume 127. Pour nous, avoir des flèches correspond à être préparés pour toutes bonnes œuvres. Comment pouvons-nous être préparés? Seulement lorsque nous prenons position pour être purifiés. Nous devons éliminer et traiter tout ce que nous sommes par nature. Nous devons refuser d'être des vases en terre, d'être communs et vils. Si nous aspirons à être un vase d'honneur, c'est là un désir très élevé. Cela requiert un grand prix et une consécration très hardie. " Seigneur je ne veux pas être un vase naturel et commun ! Je veux prendre position contre mon moi ! Je désire être un vase d'or et d'argent ! Je désire être un guerrier avec des flèches ! Je désire payer le prix afin d'être utile à Toi ! Je veux être préparé pour toutes bonnes œuvres ! "
2 Timothée nous révèle un autre secret pour être utile au Seigneur. " Toute l'Écriture est divinement inspirée, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice; afin que l'homme de Dieu soit accompli, et parfaitement propre pour toute bonne œuvre. "(2 Tim. 3 :16-17) Nous ne devons pas prendre soin uniquement de la vie, nous devons également prendre soin de la Parole. Jouir de la Parole et être fondé sur la vérité sont absolument nécessaires pour que nous puissions être un vase d'honneur. En prenant position contre notre moi et en croissant dans la vie, étant fondés de la vérité, nous serons préparés et équipés pour toutes bonnes œuvres.

Dans la vie de l'église, il nous manque
cette transformation qui nous équipe et qui nous rend fructueux

Nous devons nous souvenir que la seule façon pour nous de pouvoir atteindre ce stade de maturité est que nous nous endormions. " Certainement c'est Lui qui donne le repos à celui qu'Il aime ". Frères et sœurs, apprenez à ne plus lutter. Apprenez à être paisibles. Apprenez à accepter la main du Seigneur et à demeurer sous les arrangements de Son gouvernement. Tandis que vous dormez, " les flèches " viendront. Vous deviendrez un guerrier puissant avec des flèches. Ces enfants ne proviennent pas de votre travail, ils proviennent de vous. Ils proviennent de votre croissance et de votre maturité. Le processus pour porter du fruit fait de vous un combattant, un guerrier. D'une part, vous avez dormi, d'autre part vous savez comment combattre, vous savez comment lutter, vous savez comment traiter avec l'ennemi et vous savez comment obtenir la victoire. Vous êtes un guerrier avec des flèches. Ces flèches ne sont pas venues en faisant quelque chose d'extérieur. Elles proviennent d'une œuvre intérieure de transformation. Parce que vous étiez devant le Seigneur, vous avez permis au Seigneur de vous transformer et de vous rendre fructueux. Tandis que vous dormiez et étiez en soumission au Seigneur, la transformation est venue. De cette transformation vous êtes devenus, des guerriers avec des flèches.

Dans la vie de l'église, il n'y a pas de manque de désir et de consécration envers le Seigneur. Ce qu'il nous manque, est ce que ce psaume révèle au sujet de la transformation. Il nous manque les " flèches ". Combien parmi nous peuvent dire : " Je suis un guerrier avec des flèches ". Combien d'entre nous peuvent véritablement dire : " Je sais comment prêcher l'évangile. Je sais comment partager aux gens de façon à dispenser les richesses de Christ. Je sais comment prier de façon efficace. Je sais comment dispenser la Parole. Je sais comment aider les gens à toucher à leur esprit. Je sais comment opérer dans la vie pour l'édification de l'église ! Tous ces items sont comme des flèches. Il y en a tant parmi nous qui sont pleins de désirs, mais nous bâtissons, nous veillons et nous travaillons en vain. Par conséquent, nous devons apprendre à être transformés. Nous devons nous soumettre à la main gouvernementale du Seigneur et Le laisser nous transformer. Cette transformation produira des flèches. Nous deviendrons comme un guerrier équipé et préparé. Alors, nous saurons comment servir le Seigneur de façon efficace.

Aujourd'hui ce qu'il manque dans la vie de l'église, ce sont des guerriers ! Nous aimons tous le Seigneur, nous nous sommes tous donnés au Seigneur, mais combien d'entre nous se sont véritablement endormis ? Combien parmi nous ont véritablement appris la leçon : " Seigneur je me repose en Toi. J'ai confiance que Tu me transformeras et me rendras fructueux. Tandis que je suis enterré, que j'apprends à mettre mon moi de côté, qu'il y ait des enfants qui sortent de mes entrailles, bâtis quelque chose en moi, qui me rendra utile à Toi ". C'est seulement à ce moment que nous saurons comment confronter et traiter tant de situations. C'est seulement à ce moment que nous serons équipés avec des flèches pour vaincre l'ennemi. Après avoir passé par un tel processus, nous serons utiles au Seigneur.

Notre transformation est pour l'église

Cette expérience de transformation ne peut se produire que dans la vie de l'église car, c'est dans la vie de l'église que nous expérimentons la main gouvernementale du Seigneur. De plus, elle ne peut-être retenue que dans la vie de l'église. C'est pourquoi ce psaume conclut : " Heureux l'homme qui en a rempli son carquois ! Ils ne rougiront pas de honte, quand ils parleront avec des ennemis à la porte. "(v.5) Le psaume débuta avec tant de choses en vain mais il conclut en disant : " heureux l'homme ". Le mot " heureux " peut également être traduit par " bienheureux ". À ce stade dans ce psaume, nous sommes heureux. Nous sommes joyeux car notre carquois est rempli de flèches. Qu'est-ce que le carquois ici ? Le carquois est la vie de l'église. Lorsqu'il n'y a pas de carquois, alors il n'y a pas de place pour toutes les flèches. Nous pouvons avoir beaucoup de flèches mais sans la vie de l'église, les flèches disparaîtront toutes. Nous devons être dans la vie de l'église pour que toutes nos expériences du Seigneur puissent être retenues. Peu importe à quel point nous sommes utiles, capables ou bien équipés, nous devons avoir la vie de l'église pour nous soutenir. Tout ce dont nous sommes dotés, toute notre transformation, toute notre fertilité sont pour la vie de l'église. Lorsque nous avons un carquois rempli de flèches, alors nous sommes réellement bénis avec la riche jouissance de notre transformation.

PSAUME 128 : LA JOUISSANCE
D'UN TRAVAIL MATURE ET VIVIFIANT

Après avoir expérimenté la transformation,
nous pouvons jouir du fruit de notre labeur

Le psaume 128 débute : " Heureux l'homme qui craint l'Éternel, et qui marche dans Ses voies ! Car tu mangeras du travail de tes mains, tu seras heureux et tu prospéreras. " (v.1-2). Au début du psaume 127 nous avons travaillé en vain. Maintenant au psaume 128, nous mangeons le travail de nos mains. Parce que nous avons dormi et parce que nous avons été équipés et préparés pour toutes bonnes œuvres, nous pouvons nous lever et servir le Seigneur de façon efficace. Ensuite, nous pouvons jouir du fruit de notre travail.

Le psaume continue : " Ta femme sera comme une vigne fertile dans l'intérieur de ta maison, et tes enfants comme des plants d'olivier autour de ta table. "(v.3). Ce verset n'est pas fait pour être reçu uniquement de façon littérale. Plutôt, nous devrions l'appliquer à nous-mêmes. Après avoir expérimenté ce qui est décrit dans le psaume précédent, nous sommes comme une " maison ". De plus, à l'intérieur de notre maison, il y a une table. Une maison, c'est pour se reposer tandis qu'une table doit se tenir debout. Ceci signifie que nous sommes capables de donner du repos aux autres, et nous sommes capables d'aider les autres à se tenir debout.

Dans notre maison, il y a une " vigne fertile. " Non seulement nous avons du vin, mais nous produisons du vin. De plus, nous avons également des plants d'olivier. Nous produisons du vin et nous produisons de l'huile. Ceci est merveilleux. Lorsque le bon samaritain a pris soin de l'homme blessé, il dispensa de l'huile et du vin (Luc 10 :34). L'huile et le vin représentent l'approvisionnement de vie du Seigneur pour la jouissance et pour oindre. Le Seigneur en tant que le bon samaritain guérit le blessé avec ces deux items.

Après avoir appris à dormir et après être devenu un guerrier avec des flèches, nous sommes capables de travailler. En nous-mêmes nous produisons de l'huile et du vin pour la jouissance des autres. Nous devenons comme une vigne et un olivier. Partout où nous allons, l'huile et le vin viennent avec nous. Nous sommes comme le Seigneur dans Son ministère. Tandis que nous travaillons, des blessures peuvent être guéries, et des gens peuvent être restaurés. Nous pouvons ramener la joie aux gens. Nous devrions tous désirer être de telles personnes dans la vie de l'église. Nous ne jouissons pas du vin uniquement pour nous-mêmes mais nous en produisons pour la jouissance des autres. Nous n'avons pas de l'huile que pour nous-mêmes, mais nous produisons de l'huile pour oindre les blessures des autres. Nous sommes comme une maison et une table qui peut d'une part amener les gens au repos, et d'autre part, aider à se tenir debout. Lorsque nous travaillons et servons d'une telle façon, nous dispensons Christ dans les gens de façon complète. Alors, nous aurons la riche jouissance de notre travail. Nous mangerons du travail de nos mains.

Notre travail qui vivifie les autres fait de nous
une bénédiction pour plusieurs générations

Le psaume continue : " Oui, c'est ainsi que sera béni l'homme qui craint l'Éternel. L'Éternel te bénira de Sion, et tu verras le bonheur de Jérusalem tous les jours de ta vie. "(v.4-5) Maintenant, nous sommes bénis et nous devenons une bénédiction. Lorsque nous vivons une telle vie, nous devenons un bienfait pour le témoignage du Seigneur. Le verset suivant dit : " Tu verras les enfants de tes enfants ! "(v.6a) De devenir une bénédiction pour les églises n'est plus limité. La bénédiction ici est pour les générations à venir. Lorsqu'un véritable serviteur du Seigneur nous quitte, il y a une bénédiction qui demeure pour plusieurs générations. Par exemple, le frère Watchman Nee car nous sommes les enfants de ses enfants. Nous l'aimons et jouissons de lui encore aujourd'hui. Il était tout comme une vigne et un olivier. Frère Lee également. Ces deux frères sont des exemples d'hommes qui sont devenus un réel approvisionnement de vie parce qu'ils ont appris à " dormir ". Ils ont appris à tomber en terre et à se reposer dans la main du Seigneur. Ils sont devenus ceux qui peuvent dispenser l'huile et le vin. C'est pourquoi, ils sont devenus une telle bénédiction. Leur bénédiction continuera de génération en génération.

Le psalmiste conclut : " Que la paix soit sur Israël ! " Lorsqu'il y a des frères dans la vie de l'église qui sont comme des vignes et des oliviers, alors il y a la paix. Nous devrions prier : " Seigneur je désire grandir et être transformé de façon aussi saine. Je veux apprendre à me reposer en Toi. Je veux apprendre à me soumettre à tous Tes arrangements pour moi. Je prie qu'éventuellement, il y ait de l'huile et du vin en moi. Je prie que je puisse travailler pour devenir une telle bénédiction pour l'église. " Puisse le Seigneur avoir miséricorde envers nous, afin que nous devenions tous une telle bénédiction pour l'église.

 

 

  Copyright © 2005 The Church in Cleveland