LES PSAUMES DE L'ASCENSION

Chapitre quatre

PSAUME 129-131 - LE STADE DE L'ÉLARGISSEMENT

INTRODUCTION ET RÉVISION.

Nous avons vu que le troisième stade du psaume de l'ascension, le stade de la jouissance, débute avec deux différents retours de la captivité. Dans le psaume 126, nous sommes libérés du monde et de la chrétienté pour être amenés dans la vie de l'église. Après avoir joui de la vie de l'église, nous sommes éventuellement libérés de la captivité de la vie de notre moi en nous semant nous-mêmes en terre pour mourir à notre moi. Ceci nous amène à l'expérience de la transformation tel que vue au psaume 127. Au cours de ce processus de transformation, nous devenons " un guerrier avec des flèches ". Lorsque nous passons au travers du processus pour porter du fruit dans la vie de l'église, nous devenons équipés des richesses pour servir le Seigneur. Cela a pour résultat une vie mature et saine pour servir tel que décrit dans le psaume 128. Nous devenons comme l'olivier et comme une vigne fertile, ce qui signifie que nous devenons un approvisionnement " d'huile " pour que l'église croisse et un approvisionnement de " vin " pour que la vie de l'église soit joyeuse. Nous ne travaillons plus en vain mais nous sommes capables de produire et de dispenser la vie afin de rencontrer les besoins de ceux qui sont autour de nous.

Lorsque nous arrivons à ce stade dans le psaume de l'ascension, nous pouvons penser : " Cela est suffisant. Il ne manque plus rien. C'est le plus haut niveau que l'on puisse atteindre ". Cependant, nous avons besoin encore d'un autre tournant dans notre expérience. Nous avons déjà eu deux " retours de la captivité ", dans le psaume 126, une libération pour venir dans la vie de l'église et une autre libération plus profonde pour être délivrés de la vie du moi. Maintenant nous avons besoin d'une plus grande libération que nous appelons " le stade de l'élargissement ". Le Seigneur doit nous élargir afin que nous soyons délivrés de la pensée que nous sommes des personnes spéciales. Peu importe combien matures et spirituels nous sommes, nous ne pouvons satisfaire le Seigneur, que lorsque nous prenons soin de Son témoignage. Le Seigneur doit travailler sur nous et nous élargir afin que notre désir ne soit plus pour nous mais pour que toute la vie de l'église soit saine.

Le Seigneur nous élargit au travers trois expériences différentes. Premièrement, Il arrange des difficultés et des afflictions dans notre environnement afin que nous puissions grandir adéquatement (psaume 129). Deuxièmement, lorsque nous prenons du temps dans Sa présence, Il expose notre condition pécheresse lorsque nous prenons du temps dans Sa présence (psaume 130). Troisièmement, Il nous amène à un état d'humilité et de soumission (psaume 131). Par ces saines expériences, nous sommes élargis pour prendre adéquatement soin de Son témoignage.


PSAUME 129 : ÊTRE ÉLARGI AU TRAVERS DU
TRAITEMENT ENVIRONNEMENTAL DU SEIGNEUR.

Nous expérimentons des afflictions
pour le bien de Son témoignage.

Le psaume 129 débute : " Ils m'ont souvent opprimé dès ma jeunesse, -qu'Israël le dise, " (v.1) L'écrivain de ce psaume a eu plusieurs années d'expérience dans les souffrances et les afflictions. Cependant, il réalise qu'elles étaient toutes pour " Israël " le témoignage du Seigneur. Ce verset indique que le psalmiste n'avait plus peur des temps difficiles et qu'il n'essayait pas non plus de se libérer des temps difficiles. Il réalise que les épreuves et les afflictions sont avec lui depuis son enfance, néanmoins elles n'étaient pas pour lui-même mais pour le bien du témoignage du Seigneur. C'est pourquoi il dit : " qu'Israël le dise, " ensuite il répète : " Ils m'ont souvent opprimé dès ma jeunesse, " mais il rajoute : " cependant ils n'ont pas prévalu sur moi. " (v.2) En d'autres mots, le psalmiste dit : " Après avoir expérimenté tant d'années d'épreuves et de difficultés, je peux témoigner que le Seigneur a toujours eu ce qu'Il désirait. Extérieurement, il semble que j'étais vaincu et battu mais en réalité, je gagnais la victoire. Extérieurement, je n'avais aucune façon de surmonter les afflictions. J'étais souvent opprimé, vaincu et même tenté de me sauver. Cependant, après avoir été pendant plusieurs années dans ce genre de situation, maintenant je peux témoigner : " Ils n'ont pas prévalu sur moi ! " Je suis toujours ici ! Je lutte encore pour le témoignage du Seigneur ! " Ces deux versets sont si doux. Durant toute sa vie, l'auteur du psaume fut " traité " depuis sa jeunesse, cependant il réalise que les traitements et les afflictions provenaient toujours du Seigneur, en vue de Son témoignage.

Ceux qui suivent le Seigneur depuis plusieurs années peuvent témoigner de cela. Ce n'est pas une prétention fière ou impure mais la déclaration d'un fait merveilleux : " Je suis encore ici ! Loué le Seigneur, je fais partie d'Israël ! Je fais partie du témoignage du Seigneur ! Ils m'ont souvent opprimé dès ma jeunesse, cependant ils n'ont pas prévalu sur moi ! " Parfois les jeunes gens dans l'église regardent les plus vieux et pensent : " Vous êtes trop vieux. Vous n'êtes plus dans " le courant " vous n'êtes plus à jour avec le fardeau actuel du Seigneur. C'est pourquoi nous sommes la génération dont le Seigneur à besoin pour Le ramener ! " Mais les saints plus âgés ont eux aussi été plus jeunes, et ils pensaient de la même manière : " Nous sommes la génération qui ramènera le Seigneur ". Maintenant la génération plus âgée ne peut que dire : " Ils m'ont souvent opprimé dès ma jeunesse ". Ensuite, au lieu de dire : " qu'Israël le dise ", ils déclareraient : " Oh ! Que mon église locale le dise ! " Dans leur église locale, au cours des années, ils ont expérimentés plusieurs épreuves et plusieurs temps difficiles. Ils ont versé beaucoup de larmes. Ils ont passé au travers de situations qui étaient au delà de leur compréhension et de leur endurance. Néanmoins, ils peuvent dire : " Loué le Seigneur, nous sommes encore ici ! Ils n'ont pas prévalu sur moi !" Jeunes saints, ne méprisez pas les saints plus âgés. Ils ont acquis beaucoup de richesses. Ils ont gagné quelque chose de précieux du Seigneur, pour le bien de Son témoignage. Ceci est prouvé simplement par le fait qu'ils sont encore ici.

Les plus jeunes parmi nous devraient se demander : " Est-ce que je serai encore là dans dix ans? " Ceci n'est pas une question à prendre à la légère. Jeunes frères et sœurs, il n'y a aucune garantie que dans quelques années vous serez tous encore ici. C'est pourquoi, il est très déplacé pour vous de regarder aux saints plus âgés et de penser : " Vous êtes dépassés ". Sans les saints plus âgés, vous ne seriez même pas ici. Vous devez apprendre à les apprécier et à être reconnaissants envers eux. Ils ont payé un très grand prix pour demeurer dans la vie de l'église. Les saints plus âgés peuvent témoigner de beaucoup d'afflictions depuis leur jeunesse. Depuis qu'ils ont commencé à suivre le Seigneur dans la vie de l'église, Il leur a mesuré toutes sortes d'environnements difficiles. Et pourtant, les plus âgés peuvent témoigner avec hardiesse : " cependant ils n'ont pas prévalu sur moi ! "

Tous les saints qui sont dans la vie de l'église depuis plusieurs années, peuvent ne pas se sentir si utiles ou prévalents, mais le fait est, qu'ils sont toujours ici. Ce n'est pas une chose négligeable qu'ils soient demeurés dans la vie de l'église après avoir passé au travers de tant d'épreuves et de difficultés. Louez le Seigneur, ils sont encore ici ! Ils sont une bénédiction pour l'église ! À une certaine époque, ils étaient spirituels par et pour eux-mêmes, mais maintenant ils ont progressé afin d'avoir une maturité pour tout le corps de Christ. Pour que le Seigneur obtienne Son témoignage, il est nécessaire pour nous d'être élargis. Le premier et meilleur instrument que le Seigneur utilise pour nous élargir est l'affliction. Nous devons être reconnaissants au Seigneur. Il permet que nous expérimentions des épreuves et des afflictions afin que nous devenions une bénédiction pour le corps.

L'œuvre de labourage du Seigneur
nous abaisse et nous coupe profondément

Le troisième verset de ce psaume est l'un des versets les plus précieux de la Bible. Il est si profond qu'il est très difficile de pouvoir l'apprécier : " Des laboureurs ont labouré mon dos, ils y ont tracé leurs longs sillons. " (v.3) Ceci est une description poétique des afflictions et des traitements environnementaux. Les afflictions nous amènent à être si abaissés, parce que nous sommes constamment sous quelque chose que nous ne pouvons contrôler. Nous pensons habituellement que notre utilité provient du fait d'être si élevés et victorieux. Mais du point de vue du Seigneur, notre utilité provient du fait d'être abaissés. Par exemple, nous aimons souvent être impliqués dans des activités spirituelles car elles nous procurent le sentiment d'être importants. Nous sommes à l'avant plan. Mais lorsque le Seigneur met Sa main sur nous, Il nous place souvent à l'arrière plan. Il ne permet pas que nous soyons élevés. Ceci est un exemple de ce que signifie : " Des laboureurs ont labouré mon dos ".

Lorsque vous êtes impliqués dans des activités spirituelles, vous avez le sentiment d'être une personne si importante. Vous pouvez même penser que vous êtes " à la fine pointe " de la vie de l'église. Lorsque j'étais un jeune frère, j'avais horreur de manquer quelconque activité spirituelle. J'aimais toujours être à l'avant scène mais le Seigneur me plaçait toujours à l'arrière. Il fut une période où je me rendais à la salle de réunion chaque jour après l'école. Là, je me réunissais avec d'autres frères qui cherchaient vraiment le Seigneur pour étudier la Parole et prier. Et un jour, tout à coup je me rendis à la salle de réunion comme à l'habitude mais il ne restait plus aucun frère avec qui je me réunissais. Par la suite, pendant plusieurs jours je m'y rendis et personne n'était là. Finalement, je rencontrai l'un d'entre eux. J'étais si heureux de le voir et je lui demandai où tous les frères étaient passés. Il me répliqua que les anciens avaient sélectionné certains frères qui étaient plein d'espoir et les avaient emmenés à un certain endroit pour un entraînement spécial. Ma pensée était : " Oh Seigneur j'ai donné ma vie pour Toi et je suis sans espoir ! Tous ceux qui sont plein d'espoir sont partis et je ne suis même pas sélectionné ! " Mais cela provenait du Seigneur. Le Seigneur désire nous rendre humbles, mais nous désirons être si élevés. Nous aimons être élevés mais le Seigneur nous dit de descendre. Le Seigneur arrangera tout dans notre environnement pour nous rendre humbles.

C'est pour cette raison que le psalmiste dit : " Des laboureurs ont labouré mon dos, ils y ont tracé leurs longs sillons. " (v.3) Ceci dépeint une expérience profonde dans la vie. Le Seigneur labourera des sillons pour nous abaisser. Le Seigneur, non seulement nous abaisse mais il nous coupe profondément. Lorsque nous sommes labourés et abaissés, c'est jusqu'au degré où plus personne ne nous voit. Nous ne sommes plus à l'avant et nous ne sommes plus élevés. Nous sommes abaissés aussi profondément qu'une tranchée dans la terre. Nous sommes dans une situation où même personne ne voit notre visage. Bien que nous nous soyons donnés au Seigneur et à Son dessein, pour une raison, même les anciens ne nous prêtent plus attention. Nous avons été si désespérés à nous consacrer à Christ, et même cela personne ne s'en aperçoit. Ceci signifie que nous sommes abaissés. Nous sommes même " coupés " dans notre expérience. Nous sommes comme la terre, étant labourée dans notre dos.

Le Seigneur laboure des sillons en nous
afin que la vie puisse croître

Tous ceux qui aiment le Seigneur expérimenteront des afflictions. Le psalmiste décrit de façon si vive ses afflictions après plusieurs années d'expériences : " J'ai été abaissé. Je fus placé dans un lieu d'humiliation. Je fus placé dans un endroit où personne ne me respectait, personne ne m'appréciait et personne ne réalisait mon désir ni ma consécration. J'étais si bas, et tandis que j'étais si bas, une charrue est venue me couper. Mon dos fut labouré et cela me coupa si profondément. Non seulement j'étais opprimé dans un lieu si bas, mais ma propre personne fut coupée et blessée. " La discipline du Seigneur nous parvient toujours au bon moment et au bon endroit. Il laboure " notre dos ". Souvent nous nous plaignions : " Seigneur, pourquoi moi ? " Particulièrement lorsque nous sommes jeunes, nous avons beaucoup d'apitoiement sur nous-mêmes. Mais après avoir été labourés pendant plusieurs années par la main gouvernementale du Seigneur, nous en venons à réaliser que chaque moment où nous avons été labourés fut le bon moment et au bon endroit. Pendant que nous passons au travers, il semble que le Seigneur est déraisonnable et même irrationnel. Mais lorsque tout est terminé, nous reconnaissons que c'était exactement ce dont nous avions besoin pour grandir.

Lorsque la charrue arrive dans notre expérience, ce n'est pas plaisant. Cela nous abaisse aussi bas que le sol. Nous avons le sentiment d'être abaissés. Nous sommes submergés de difficultés. Et en même temps, nous avons le sentiment que la coupure de la charrue est trop douloureuse. La souffrance nous semble si inutile. Mais encore une fois, lorsque que c'est terminé, éventuellement nous réalisons que c'était au bon moment et au bon endroit. Le Seigneur sait exactement ce qu'Il fait. Son intention est que la charrue fasse de longs sillons dans notre dos. Un sillon est une petite rigole labourée dans la terre pour faire croître une récolte. Sur une ferme, nous pouvons voir des sillons l'un après l'autre creusés profondément dans le sol afin que plusieurs variétés de récoltes puissent croître. Spirituellement parlant, lorsque nous sommes coupés profondément par le Seigneur, c'est pour que nous croissions dans la vie et que nous portions des fruits en abondance. Si nous désirons avoir une riche et abondante croissance de la vie pour que le Seigneur puisse nous utiliser en tant que bénédiction pour l'église, nous devons permettre au Seigneur de couper profondément en nous. Il labourera notre dos jusqu'à ce qu'il y ait de longs sillons pour la croissance.

Aujourd'hui, il y a plusieurs jeunes parmi nous qui aiment le Seigneur. Les jeunes sont souvent si " intacts " c'est-à-dire, qu'ils n'ont pas beaucoup de sillons. Ils ne portent pas la marque de l'œuvre de la main du Seigneur, ou un signe du traitement du Seigneur envers eux. Ils connaissent Christ objectivement mais ne Le connaissent pas suffisamment subjectivement. Lorsque de tels jeunes amènent une bénédiction, elle provient de leur habilité et non de leur personne. Il y a des gens qui sont si compétents qu'il semble qu'ils n'ont pas besoin d'être brisés. Il y a plusieurs ouvriers chrétiens à la télévision. Combien parmi eux ont des sillons ? Ils peuvent peut-être être très efficaces et ils peuvent amener des milliers de gens au salut, mais ils ne peuvent jamais bâtir l'église. Ils servent le Seigneur selon leurs habilités et leurs talents, non pas selon leur personne. Leur personne est intouchée et n'est pas brisée.

Lorsque nous servons le Seigneur, il est bon, si les gens nous regardent, qu'ils puissent voir des sillons. Cela signifie que nous n'impressionnons pas les gens avec notre talent ou notre habilité. Au lieu de cela, les gens diront : " Il y a quelque chose de différent avec cette personne. Il porte la marque de l'œuvre du Seigneur, il est un homme de Dieu. " C'est le labourage et les coupures de profonds et longs sillons en nous qui produisent une saine croissance de la vie. Nous devrions tous être de ceux qui sont profondément marqués par l'œuvre de discipline du Seigneur. Alors, les gens n'auront pas l'impression que nous sommes talentueux. Au lieu de cela, ils reconnaîtront quelque chose de la vie. Ils reconnaîtront que nous sommes de Dieu, car le Seigneur nous a labourés à maintes et maintes reprises afin que la vie puisse croître.


Nous ne devons pas essayer d'échapper au labourage
du Seigneur dans notre environnement

Pour que nous puissions servir le Seigneur, nous devons être élargis. Cela signifie que nous devons nous préparer à être labourés. Le labourage débute dans notre " jeunesse ". Lorsque nous commençons à aimer le Seigneur, Sa main est déjà sur nous dans notre environnement. La chose la plus importante à retenir lorsque nous expérimentons la main du Seigneur qui nous laboure, est de ne pas fuir. Nous devons toujours nous rappeler : " C'est ici que le Seigneur me veut ". Nous ne devrions pas nous enfuir de l'endroit où le Seigneur nous a placés. Lorsque nous sommes fidèles à demeurer dans l'environnement que le Seigneur a arrangé pour nous, il y aura des sillons dans notre expérience. Alors, lorsque les gens nous verrons, ils ressentiront quelque chose de la vie. Ils ne ressentiront pas notre talent ou notre habilité même si ces qualités sont là. Plusieurs jeunes saints sont talentueux et pleins d'espoir, mais ils n'atteignent pas leur potentiel car ils refusent d'être labourés. Si nous recevons l'arrangement environnemental du Seigneur et refusons d'échapper à Son traitement, alors le Seigneur labourera des sillons dans notre dos. Ceci nous élargira afin que nous puissions devenir une bénédiction pour l'église.

Le prix à payer pour suivre le Seigneur n'est pas négligeable. Il n'y a pas de raccourci. Nous ne devrions jamais penser : " Le Seigneur œuvre si rapidement ! " Maintenant je peux grandir si rapidement ! Bibliquement, cela n'a jamais été le cas. Nous ne pouvons contourner le processus sain et normal de la véritable croissance chrétienne. Si nous souhaitons grandir dans la vie et si nous désirons servir le Seigneur efficacement, alors nous devons passer par ce processus. Nous devons nous demander si nous sommes consentants ou, si nous préférons nous cacher de l'œuvre de labourage du Seigneur ? Lorsque le Seigneur laboure de longs sillons dans notre dos, nous pouvons alors nous sentir si bas et dans une situation d'abaissement. Nous pouvons penser que cela est trop douloureux à endurer. Mais nous devons également nous souvenir, comme nous l'avons vu dans le psaume 123, que la main de discipline du Seigneur est une main d'approvisionnement, de support, de direction et de réconfort. Le Seigneur sera avec nous lorsque nous passerons au travers de Ses traitements environnementaux. Notre expérience de l'œuvre de labourage du Seigneur peut être difficile et parfois même insupportable. Néanmoins, cela nous procure une jouissance profonde, douce et affectueuse de Lui. Il nous approvisionnera et se fera connaître à nous. Éventuellement, nous regarderons en arrière et dirons : " Merci Seigneur. C'était précieux et exactement ce dont j'avais besoin pour grandir ".

La meilleure façon pour nous de traiter avec un environnement difficile, est de dire au Seigneur : " Seigneur c'est ce dont j'ai besoin. Ceci est parfait. Je suis d'accord avec ce que Tu as arrangé pour moi. " Ceci n'est pas toujours facile. Peut-être sommes-nous injustement critiqués ou condamnés par quelqu'un. Notre attitude devrait quand même être : " Oui Seigneur, j'ai besoin de cela. Je suis d'accord avec Ton œuvre de labourage ". Nous devons nous préparer. Si nous souhaitons réellement être élargis, nous devons dire au Seigneur : " Seigneur, je suis prêt, mets Ta main sur moi. Laboure mon dos. Je sais que lorsque Tu laboureras, des sillons seront creusés dans mon dos. Alors Ta vie pourra grandir. " Si nous sommes si " parfaits ", si complets et si bien préservés, si nous sommes encore tellement en nous-mêmes, alors comment le Seigneur peut-Il grandir en nous ? Nous devons permettre au Seigneur de traiter notre personne au travers des environnements qu'Il a arrangés pour nous. Le Seigneur labourera notre dos au bon moment et au bon endroit afin que des sillons puissent être produits et que la vie puisse croître en abondance. C'est ce dont nous avons besoin pour être élargis.

Si nous ne coopérons pas avec l'œuvre de labourage du Seigneur
nous ne pouvons pas être une bénédiction pour l'église

Le reste du psaume 129 est relié au labourage et la production de sillons pour la croissance. Le psalmiste écrit : " L'Éternel est juste; Il a coupé les cordes des méchants. Qu'ils soient couverts de honte, et se retirent en arrière, tous ceux qui haïssent Sion. Qu'ils soient comme l'herbe des toits, qui sèche avant qu'on l'arrache. Dont le moissonneur ne remplit pas sa main, ni le lieur de gerbes son sein;… Et les passants ne disent pas : La bénédiction de l'Éternel soit sur vous ! Nous vous bénissons au nom de l'Éternel. " (v.4-8) Ce passage est une description de ceux qui ne coopèrent pas avec la main du Seigneur. À moins de permettre au Seigneur de nous labourer, éventuellement nous flétrirons sans aucune croissance. Nous serons sans fruit dans notre expérience. Si nous n'apprenons pas à recevoir l'œuvre de labourage du Seigneur, alors rien de la vie ne pourra provenir de nous. Peu importe notre talent, nos capacités ou notre potentiel, nous serons incapables d'être une bénédiction pour l'église. Puissions-nous tous apprendre cette leçon, particulièrement ceux qui sont plus jeunes parmi nous. Puissions-nous permettre au Seigneur de nous labourer afin que nous devenions une bénédiction pour l'église.

PSAUME 130 : ÊTRE ÉLARGI PAR
LA CONNAISSANCE DE SOI-MÊME
.

Les afflictions dans notre environnement nous amènent à prier

Le psaume 130 débute : " Je t'ai invoqué des lieux profonds, Ô Éternel! Seigneur! Écoute ma voix; que tes oreilles soient attentives à la voix de mes supplications. " (v.1-2) Ce verset fait suite au psaume précédent. Lorsque nous expérimentons l'œuvre de labourage du Seigneur au travers notre environnement, nous devenons une personne de prière. Nous ne sommes pas comme cela par nature. Nous préférons être naturels et indifférents et habituellement nous ne ressentons pas le besoin de prier. Mais lorsque nous grandissons au travers des épreuves, ou lorsque quelque chose de sévère se produit, alors nous devenons une personne qui prie. Nous sommes menés au Seigneur. Nous invoquons le Seigneur " des lieux profonds ". À cause de nos afflictions, nous prions : " Seigneur ! Écoute ma voix; que Tes oreilles soient attentives à la voix de mes supplications. "

Prendre du temps dans la présence du Seigneur
expose notre condition pécheresse

Le verset suivant est extrêmement précieux : " Éternel, si tu prends garde aux iniquités, Seigneur, qui subsistera ? " (v.3) Le psalmiste a maintenant une connaissance réelle de lui-même. Après avoir expérimenté l'œuvre de labourage du Seigneur et après avoir touché au Seigneur dans la prière, le psalmiste se connaît lui-même. Il réalise qu'il est plein d'iniquités. Autrefois, il était si plein d'entrain et si fort. Dans le stade de la jouissance, il était " Un guerrier avec des flèches ". Il était comme l'olivier et la vigne féconde, servant le Seigneur et les saints efficacement. Cependant, maintenant il a passé à travers un processus beaucoup plus profond. Il est passé à travers le labourage du Seigneur et des profonds sillons ont été labourés dans son dos, afin qu'il puisse grandir dans la vie. Au milieu de cette situation, il cria au Seigneur avec supplications. Ceci l'amena à une perception juste de lui-même. Parce que le Seigneur l'a cultivé, le psalmiste peut dire : " Seigneur, je suis entre tes mains, je vois maintenant qui je suis vraiment. Je sais quel genre de personne je suis. Si tu prends garde aux iniquités, Seigneur, qui subsistera ? "

Lorsque nous expérimentons l'œuvre de labourage du Seigneur, et que nous devenons une personne de prière dans Sa présence, nous avons une plus grande perception de notre nature réelle. Ceci peut seulement provenir de l'œuvre de labourage du Seigneur. Lorsque nous prenons du temps dans la présence du Seigneur, nous sommes exposés. Même si le Seigneur, dans le passé nous a amenés à une certaine maturité dans la vie, maintenant nous voyons que nous sommes remplis d'iniquités. Alors nous pouvons prier : " Seigneur, lorsque j'étais jeune, je n'avais pas réalisé que j'étais aussi pécheur. Je n'avais pas réalisé que j'étais si mauvais. Lorsque j'étais jeune, j'étais si hardi à faire des choses pour Toi. Mais maintenant Seigneur, j'ai grandi. Tu as suscité plusieurs situations et environnements pour me labourer et traiter avec moi. Tu m'as amené à prendre beaucoup plus de temps en prière avec Toi. Maintenant, j'ai commencé à voir qui je suis. Comment puis-je venir à Toi ? Comment puis-je me tenir en Ta présence ? Comment puis-je Te satisfaire ? Seigneur, je ne suis que pécheur, même, le premier pécheur. Je suis rempli d'iniquités. Je suis une personne mauvaise et vaincue. Comment peux-tu avoir choisi une personne comme moi ? Si tu prends garde aux iniquités, Seigneur, qui subsistera ? "

Se voir nous-mêmes dans la présence du Seigneur
nous rend dépendants de Sa miséricorde

Avant que nous aimions le Seigneur, nous ne pensions peut-être pas que nous étions si méchants. Même que nous avions une très bonne opinion de nous mêmes. Mais après avoir aimé le Seigneur pendant plusieurs années, nous réalisons que si ce n'était de la miséricorde du Seigneur, nous serions capables de commettre n'importe quel péché. Il n'y a pas même un seul péché que nous ne sommes pas capables de commettre. Si ce n'était de la main du Seigneur qui nous sauve, nous serions vulnérables à n'importe quelle tentation. Le Seigneur est celui qui nous préserve, nous soutient, nous fortifie, et nous garde de tomber. En ce qui nous concerne, nous sommes désespérément pécheurs et capables de tous les péchés. Après avoir reçu une telle connaissance de soi-même, nous devenons élargis. Nous n'avons plus l'attitude : " J'ai grandi dans la vie. J'ai atteint un certain niveau. Maintenant je peux aider l'église ". Au lieu de cela, nous réalisons : " Seigneur, je n'ai rien. Je ne suis que pécheur. Si Tu notais toutes mes iniquités, je ne pourrais pas me tenir dans Ta présence. Je suis complètement dépendant de Ta miséricorde ".

Si le Seigneur rédigeais une liste de nos péchés, quelle longueur aurait-elle ? Elle remplirait des volumes. Et si nous avions à lire une seule page, nous serions incapables de subsister. Nous dirions : " Je suis si mauvais ! Je suis si pécheur ! Je suis si loin du Seigneur ! Je suis si rebelle et si réticent à me soumettre ! Oh ! Seigneur, c'est ce que je suis ! " Pour cette raison, nous n'avons plus confiance en notre moi. Nous réalisons que nous dépendons entièrement de la miséricorde du Seigneur. C'est lorsque nous sommes sous une telle lumière du Seigneur, que nous devenons qualifiés pour édifier l'église.

La connaissance de soi-même, fait de nous
une personne appropriée pour l'édification de l'église

Comment pouvons-nous être édifiés avec d'autres dans la vie de l'église ? Premièrement, nous devons passer au travers les afflictions provenant de la main du gouvernement de Dieu. Lorsque le Seigneur nous laboure, nous devons consacrer beaucoup de temps avec Lui dans la prière. C'est dans la prière, dans la lumière du Seigneur, que nous sommes amenés à réaliser qui nous sommes. Alors nous nous crierons : " Éternel, si Tu prends garde aux iniquités, qui subsistera ? Je ne suis ici que par Ta miséricorde ! " Cette attitude fait de nous une personne apte à l'édification de l'église. Plus nous penserons que nous sommes " droits ", plus le Seigneur nous amènera au psaume 130. De dire : " J'ai raison " c'est d'avoir tort au plus haut point. Cela signifie que nous ne sommes vraiment pas la bonne personne pour l'édification de l'église. Par exemple, supposons qu'un ancien nous réprimande avec rigueur. Lorsque nous voyons réellement qui nous sommes, nous ne nous défendons pas, parce que nous savons qu'il n'y a rien à défendre. Nous réalisons : " Je suis pire que ce que Tu dis ". Ceci est le secret pour édifier l'église. Nous devons être amenés à cette réalisation : " Je été conçu dans le péché. J'ai grandi dans la vie du moi. Et durant toutes ces années, j'ai été en rébellion contre le Seigneur. " Et en même temps, nous devrions prier : " Néanmoins Seigneur je peux encore T'aimer. Je suis encore capable d'aimer Ton église. Merci Seigneur. C'est à cause de Ta miséricorde ". Alors nous serons une personne apte à l'édification de l'église.

Pour que l'église soit édifiée, nous n'avons pas besoin d'être aussi " droits ". Au contraire, nous devons " avoir tort ". Lorsque nous pensons avoir raison, nous sommes remplis d'opinions et nous cherchons à nous justifier. Afin d'être édifiés ensemble dans l'église et de pouvoir participer à l'œuvre d'édification du Seigneur, nous devons réaliser : " Je suis terrible. Je suis si loin de Dieu. Je suis si pécheur, si mauvais et dépourvu, si faible et si vaincu. Je suis si rebelle, même contre le Seigneur Lui-même. Je ne suis qu'une personne terrible. " Alors nous n'oserons pas exprimer tant d'opinions. Et en même temps, nous serons si ouverts envers les saints. Une fois que nous nous voyons dans la lumière, l'édification devient facile. Si chacun de nous réalisait : " Je ne suis pas la bonne personne " lorsque nous sommes avec les autres saints, y aurait-il des arguments ? Y aurait-il des dissensions ? Y aurait t-il des opinions ? Si quelques anciens sont ensembles et ont la lumière du Seigneur sur eux-mêmes, y aurait-il de la compétition ou des luttes entre eux ? Ils diraient : " Nous ne sommes rien. Nous sommes ici que par la miséricorde du Seigneur ". Cela n'est-il pas précieux ? Lorsque nous voyons qui nous sommes, il est facile pour l'église d'être édifiée.

Plus le Seigneur nous pardonnera,
plus nous Le craindrons

La réalisation de ce que nous sommes, ne doit pas nous emmener sous la condamnation. Pour cette raison, le psalmiste continue : " Mais le pardon se trouve auprès de Toi. Afin qu'on Te craigne. " (v.4) La lumière du Seigneur devrait nous amener à avoir confiance au pardon du Seigneur. Nous ne devrions pas penser sans cesse à notre nature pécheresse, mais plutôt au salut du Seigneur. Ce verset contient un fait intéressant : plus le Seigneur nous pardonne, plus nous le craignons. Nous ne devrions pas penser que jouir du pardon du Seigneur nous amènera à être libres et insoucieux dans notre conduite. En fait, plus le Seigneur nous pardonne, plus nous craignons de pécher à nouveau. Notre expérience du pardon nous rend très sensibles face au Seigneur. Nous développons une pieuse crainte, parce que nous ne voulons pas offenser le Seigneur.

Nous devons nous attendre au Seigneur
et espérer dans Sa parole

De plus, parce que nous voyons qui nous sommes, nous apprenons à attendre le Seigneur. " J'ai attendu l'Éternel; mon âme L'a attendu, et j'ai mis mon espérance en Sa parole. " (v.5). Nous étions jadis, si confiants dans notre habilité à servir le Seigneur. Maintenant nous réalisons : " Je suis une personne inutile et sans espoir. Il n'y a aucune façon pour moi de bâtir l'église, d'aider les saints ou de plaire au Seigneur. Tout ce que je peux faire est d'attendre Sa miséricorde. ". Bien que nous sachions que nous sommes terribles, nous ne pouvons pas retourner dans le monde ou essayer d'échapper à la vie de l'église. Tout ce que nous pouvons faire est de nous attendre au Seigneur. Non seulement nous attendons mais nous espérons en Sa parole. Nous réalisons que Sa parole peut nous nourrir, nous soutenir et nous guider. Lorsque, par la lumière du Seigneur, nous sommes si conscients de notre pauvre condition, nous devrions espérer en Sa parole. La parole du Seigneur peut nous réhabiliter dans la vie.

Nous devons nous donner pour le témoignage du Seigneur
et faire confiance en Sa rédemption

Le psaume continue : " Mon âme attend le Seigneur, plus que les sentinelles n'attendent le matin, que les sentinelles, le matin. " (v.6) Pendant que nous attendons le Seigneur, nous veillons également " Israël, espère en l'Éternel ! " (v.7a). Nous avons vu qu'Israël représente le témoignage du Seigneur. Non seulement, nous devons attendre, espérer et veiller, mais nous devons également nous donner pour le témoignage du Seigneur. Lorsque nous nous sommes donnés à Lui, avant que nous expérimentions le traitement et la lumière du Seigneur, nous avions le sentiment que nous faisions honneur au Seigneur. Maintenant notre sentiment est très différent. Tandis que nous nous donnons au Seigneur, nous le considérons comme un privilège et une grande miséricorde. Nous réalisons : " C'est un honneur que le Seigneur accepte mon service. C'est à cause de la miséricorde du Seigneur que je peux demeurer parmi tous ces chers saints. Tous les saints sont si merveilleux et moi je suis si pauvre. Merci Seigneur, que je puisse me donner à Toi pour Ton témoignage. " Nous ne pensons plus que c'est un honneur pour le Seigneur que nous le servions; au lieu de cela, nous sommes honorés par le fait qu'Il accepte qu'on Le serve.

" Israël, espère en l'Éternel ! Car en l'Éternel se trouve la miséricorde, et la rédemption abonde auprès de Lui. " (v.7) Louez le Seigneur pour Sa rédemption ! Le Seigneur est celui qui nous rachète de toute notre corruption et nos iniquités. " Et Lui-même rachètera Israël de toutes ses iniquités. " (v.8) Individuellement et corporativement, le Seigneur nous rachète de tout ce qui n'est pas de Lui-même. L'église sera libérée de toutes ses iniquités parce que le Seigneur est le rédempteur de l'église. Le psaume 130 est un psaume merveilleux. Après avoir expérimenté ce qu'il y a dans ce psaume, nous devenons véritablement élargis. Par la connaissance de nous-mêmes et notre confiance en la rédemption du Seigneur, nous devenons élargis pour le bien de Son témoignage.

PSAUME 131 : ÊTRE ÉLARGI AU TRAVERS DE
L'HUMILITÉ ET DE LA SOUMISSION

En nous connaissant nous-même,
nous devenons abaissés et humbles

Le psaume 131 débute : " Éternel ! Mon cœur n'est pas hautain, et mes yeux ne s'élèvent pas; et je n'ai pas marché en des choses trop grandes et trop merveilleuses pour moi. " (v.1) Lorsque nous venons à cette expérience, nous avons acquis de la maturité. Dans le psaume 128, le dernier psaume dans le stade de la jouissance, nous étions comparés à la vigne et à l'olivier. Ceci signifie que notre croissance dans la vie avait une certaine manifestation. Notre travail était fertile et productif. Peu importe où nous allions, les gens recevaient de l'aide. Les gens nous appréciaient et ils nous ont, peut être même, suivis. Cela semble assez glorieux. Cependant, lorsque nous sommes comme cela, il y a le danger que nous pensions être " quelqu'un ".

Mais par la suite dans le psaume 129, nous avons passé à travers le labourage. Nous avons expérimenté des afflictions dans notre environnement. Le Seigneur nous coupa profondément afin que la vie puisse croître davantage. Et peu de temps après, dans le psaume 130, nous avons reçu de la lumière sur notre condition et nous avons vu qui nous sommes réellement. Nous avons réalisé que nous ne sommes pas si grands et si merveilleux. Au lieu de cela, nous étions remplis d'iniquités. Après avoir reçu l'œuvre de labourage de la main du Seigneur et le rayonnement de la lumière du Seigneur, nous pouvons donner ici, le témoignage au psaume 131 : " Éternel ! Mon cœur n'est pas hautain, et mes yeux ne s'élèvent pas; " en d'autre mots, nous n'avons plus une pensée hautaine.

Lorsque les saints sont jeunes dans la vie de l'église, ils ont souvent la pensée qu'ils sont importants. Parce qu'ils sont si zélés pour se donner au Seigneur, ils ont le sentiment qu'ils sont l'espoir pour le futur de l'église. Éventuellement, ils ont des opinions sur les anciens et les saints plus âgés. Ils deviennent même dédaigneux. Ils peuvent penser : " Qui sont ces anciens ? Ils sont tous si " désuets ". Nous sommes l'espoir pour la restauration du Seigneur ! " Ceci signifie que leurs yeux sont devenus " hautains ". Ils se considèrent plus élevés que les autres saints. Mais lorsque le Seigneur vient travailler sur nous et fait rayonner Sa lumière sur nous, alors nos yeux s'abaissent. Nous n'avons plus la pensée d'être si importants. Nous ne nous considérons plus comme un olivier, ou un guerrier avec des flèches ou comme un grand serviteur du Seigneur. Au lieu de cela, nous marchons avec humilité. Nous réalisons que nous sommes au même niveau que tous les autres chers saints. Nous ne nous mesurons plus à eux parce que nous sommes exactement comme eux. C'est alors que nous pouvons témoigner au Seigneur : " Je n'ai rien à être fier de… Je ne suis pas plus élevé que quiconque. Je suis simplement un des frères. Mon cœur n'est pas fier et mes yeux ne sont pas hautains. Seigneur, je suis ici à cause de Ta miséricorde. "

Nous ne désirons plus être
exercés dans de grandes choses

De plus, nous pouvons également témoigner : " et je n'ai pas marché en des choses trop grandes et trop merveilleuses pour moi. " (v.1b) Non seulement nous ne nous considérons plus élevés, mais nous ne recherchons plus de grandes choses dans lesquelles nous pouvons participer. Supposons que le Seigneur fasse un réveil merveilleux et soudain dans un autre pays, cela est une chose plus grande que notre situation locale. Si nous sommes jeunes dans le Seigneur et que cette nouvelle nous parvienne alors, nous répondrons automatiquement : " Je suis prêt à partir ! " Mais après avoir vu qui nous sommes dans la lumière du Seigneur, alors nous ne serons pas si rapides à réagir. Au contraire, nous prierons et nous nous reposerons dans le Seigneur. Nous avons confiance que si le Seigneur désire que nous allions dans ce pays, Il nous le fera savoir. Lorsque nous recevons la lumière du Seigneur, nous devenons très prudents. Parce que nous voyons qui nous sommes, nous n'avons plus confiance en notre moi. Nous apprenons à : " ne pas marcher en des choses trop grandes et trop merveilleuses pour nous. " Si nous devions être impliqués en quelque chose de grand que le Seigneur fait, nous permettons au Seigneur de nous diriger.

Dans un chant (Cantique Chinois # 305) écrit par une sœur Quaker nommée Anna Laetitia Waring, il y a un couplet en particulier qui correspond pleinement au psaume 131. Je cite : " Je n'aurai pas une volonté agitée qui court ici et là, cherchant de grandes choses à faire ou de grands secrets à connaître; je serai traitée comme une enfant, et guidée où je vais. " Nous avons souvent " une volonté agitée qui court ici et là ". En d'autres mots, notre tendance naturelle est d'aller là où il y a " de l'action ". Si l'endroit où se passe l'action change, alors nous changerons et nous courrons dans cette direction. De plus, nous recherchons souvent " de grande choses à faire ou de grands secrets à connaître ". Nous tous, aimerions accomplir au moins une ou deux grandes choses pour le Seigneur. Nous souhaitons tous, pouvoir aller dans la rue, prêcher l'Évangile, et que des centaines de personnes reçoivent le Seigneur et se fassent baptiser. Nous recherchons " les grandes choses ". Alors l'auteur de ce cantique écrit : " Je n'aurai pas une volonté agitée qui court ici et là, cherchant de grandes choses à faire ou de grands secrets à connaître ". Elle ne désire pas une volonté agitée, courant ici et là, d'une activité à une autre. Elle ne désire pas faire de grandes choses, comme tenir des grandes conférences, et d'avoir tant de gens sauvés. De plus, elle ne cherche pas " de grands secrets à connaître ". Elle n'aspire pas à des connaissances " secrètes " desquelles elle pourrait se vanter. Ses motifs envers le Seigneur sont purs.

Ensuite elle dit : " Je serait traitée comme une enfant, et guidée où je vais. " En d'autres mots : " Seigneur, je veux être quelqu'un qui est avec Toi. Je désire être comme un enfant. Alors, je saurai comment réagir à Ton déplacement. Je saurai ce que Tu veux de moi. Seigneur je ne suis ici que pour être guidée par Toi. " Ce cantique correspond au sentiment du psaume 131. Comme nous l'avons mentionné, le psaume 131 est très différent du précédent psaume de l'ascension. Il n'y a pas très longtemps, nous étions comme " un guerrier avec des flèches ". Nous étions comme une vigne fertile et un olivier. Mais maintenant, nous sommes différents. À cause des arrangements gouvernementaux du Seigneur et le rayonnement de Sa lumière, nous pouvons dire : " Éternel ! Mon cœur n'est pas hautain, et mes yeux ne s'élèvent pas; et je n'ai pas marché en des choses trop grandes et trop merveilleuses pour moi. " (v.1) Nous avons atteint un niveau de maturité. Ce psaume et ce cantique ont une fragrance si douce. Une fois que nous sommes entrés dans cette expérience, nous ne ferons peut-être pas tant de choses et ne serons peut-être pas très actifs, néanmoins, notre personne deviendra une grande bénédiction pour le témoignage du Seigneur.

Nous devenons comme un enfant sevré,
soumis au Seigneur

Le psaume 131 continue : " Mais j'ai soumis et fait taire mon âme, comme un enfant sevré auprès de sa mère. Comme un enfant sevré, telle est en moi mon âme. " Avant qu'un enfant soit sevré, il a de grands besoins. Il pleurera pour du lait à tous moments. Une fois qu'il est sevré, il devient paisible. Il sait que le lait viendra, alors il est tranquille. Que le psalmiste devienne comme un enfant sevré signifie qu'il est maintenant une personne tranquille et paisible. Il sait comment se comporter. Il a calmé et tranquillisé son âme.

Lorsque nous sommes comme de très jeunes enfants, spirituellement parlant, le Seigneur nous donne constamment " du lait " lorsque nous le demandons. Nous pouvons exiger des choses du Seigneur et il nous tolèrera. Le Seigneur répond même à des prières insensées, car il sait que nous sommes jeunes. Mais tôt ou tard, après que nous ayons grandi, le Seigneur ne nous répondra pas de la même manière. Lorsque nous demandons quelque chose, Il dira peut-être : " Tu es comme un enfant pleurant à minuit. Je te nourrirai selon mon horaire, maintenant, ce n'est pas le temps, alors tu devras simplement attendre ". Cela ne signifie pas que le Seigneur ne rencontre plus nos besoins. Cela signifie que c'est Lui qui est en charge et non pas nous. Nous sommes comme l'enfant sevré, alors nous ne pouvons plus le forcer à nous donner tout ce que nous voulons. L'écrivain de ce psaume est devenu une telle personne. Il ne fait plus tant de choses pour attirer l'attention du Seigneur. Il est devenu comme l'enfant sevré qui a calmé et tranquillisé son âme. Il n'est plus aussi demandant mais il est soumis au Seigneur.

Le psaume 131 termine : " Israël, attends-toi à l'Éternel, dès maintenant et à toujours ! " (v.3) Lorsque nous lisons ce verset, nous devrions avoir un sentiment d'adoration qui demeure en nous. Maintenant nous sommes des gens avec de la maturité. Notre âme est comme un enfant sevré, nous sommes donc tranquilles et paisibles. Nous ne sommes peut-être pas actifs, mais nous avons un désir pur et simple d'être un avec le Seigneur. Nous aimons nous soumettre à Lui. Nous sommes calmes et paisibles en Sa présence et sommes disponibles pour Ses besoins. Maintenant nous sommes capables de prendre soin du témoignage du Seigneur. Ceci conclut le stade de l'élargissement du psaume de l'ascension. Dans le prochain et dernier stade, nous verrons la pleine exposition de la maturité.

 

 

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