LES PSAUMES DE L'ASCENSION

Chapitre cinq

PSAUMES 132-134 - LE STADE DE LA MATURITÉ

INTRODUCTION ET RÉVISION

Lorsque que nous abordons le dernier stade du psaume de l'ascension, nous devons nous rappeler que ces psaumes contiennent très peu d'enseignements et de doctrines. Cependant, ils sont riches en expériences. Pour cette raison, ce que nous avons partagé ne doit pas être reçu comme une exposition doctrinale de la Bible. D'autres écrivains et commentateurs ont interprété ces psaumes différemment, mais notre désir est de partager ces psaumes selon l'expérience spirituelle. Dans notre vie chrétienne, il y a une ascendance dans notre expérience, d'un stade à un autre. Nous avons vu le stade de la vision, le stade de la consécration, le stade de la jouissance, et le stade de l'élargissement. Maintenant nous touchons au cinquième stade, le stade de la maturité.

La maturité décrite dans le dernier stade des psaumes de l'ascension est différente de la maturité que nous avons vue dans les stades précédents. Par exemple, le troisième stade, le stade de la jouissance concluait en une certaine forme de maturité. Cependant, cette maturité était très individualiste. Dans le stade de la jouissance, nous sommes devenus une bénédiction pour le corps et nous étions même appréciés des autres saints, mais en fait, nous pouvions ne pas avoir vu le corps. Au lieu de cela, nous avions le sentiment que nous étions relativement bons et importants. C'est pourquoi, nous devions passer au travers du quatrième stade, le stade de l'élargissement. Le Seigneur nous abaissa afin que nous soyons élargis. Nous avons expérimenté des difficultés et des afflictions dans notre environnement qui nous amenèrent à passer plus de temps dans la présence du Seigneur. À la lumière de Sa présence, nous avons vu qui nous étions réellement. Nous ne pouvions plus avoir une si haute estime de nous-mêmes. Nous avons vu que, sans la miséricorde du Seigneur, nous étions capables de commettre n'importe quel péché. Nous ne pouvions plus être si fiers et si hautains et nous ne désirions plus accomplir de grandes choses. Au lieu de cela, nous sommes devenus comme " l'enfant sevré " humbles et soumis au Seigneur et avec une attitude adéquate envers la vie de l'église. Cela signifie que nous sommes parvenus à une maturité plus grande et plus saine.

Lorsque nous atteignons le cinquième stade des psaumes de l'ascension, nous avons appris à dire au Seigneur : " Je n'ose pas faire quelque chose, et je ne suis pas capable de faire quelque chose. Seigneur, toutes mes ambitions spirituelles du passé et tous mes désirs d'être utilisé par Toi, de façon grandiose, sont disparus maintenant. Je réalise que je ne suis rien. Je désire être comme un enfant en Ta présence ". Ceci est le résultat de notre saine croissance dans la vie. Dans le passé, nous étions jadis remplis de " flèches " et capables de traiter avec tout genre de situation. Nous étions devenus une source d'approvisionnement de vie et de joie pour la vie de l'église. C'est alors que le Seigneur intervint et nous abaissa. Le Seigneur laboura des sillons dans notre dos afin que la vie puisse croître. Par notre croissance dans la vie, nous fûmes éclairés concernant notre réelle condition devant le Seigneur. Nous avons vu que nous n'étions que pécheurs, et même le premier pécheur et que nous dépendions totalement de la miséricorde du Seigneur. Ceci nous amena à être élargis et nous mena dans un repos paisible concernant le témoignage du Seigneur. C'est dans ce repos et après avoir été élargis que nous sommes capables d'être exercés selon notre maturité.

Maintenant, nous venons au stade final de notre croissance dans la vie tel que dépeint dans les psaumes de l'ascension. Le psaume 132 dépeint notre exercice dans la maturité pour le bien du témoignage du Seigneur. Les psaumes 133 et 134 sont la manifestation et l'expression de la vie de l'église en maturité. Nous verrons qu'éventuellement, notre maturité n'est plus une expérience individuelle mais en est une corporative.


PSAUME 132 : L'EXERCICE DE LA MATURITÉ

Celui qui est mature est désespéré
pour la réalité du témoignage du Seigneur

Le psaume 132 nous montre un saint mature qui sait comment se reposer, comment être soumis, et comment s'attendre au Seigneur. Malgré tout, dans cette situation de repos, l'écrivain est encore désespéré. Cela peut sembler contradictoire mais selon notre expérience, cela est exact. Les moments où nous sommes si anxieux sont souvent les moments où nous sommes le plus paisibles, et les moments où nous sommes si paisibles sont souvent les moments où nous sommes si désespérés. Nous sommes désespérés pourquoi ? Nous sommes désespérés de ne pas voir la réalité du témoignage du Seigneur. Lorsque nous avons grandi à ce stade de maturité, nous avons un brûlant désespoir. Nous nous écrions au plus profond de nous-mêmes : " Oui, j'ai la vision du témoignage du Seigneur. Je vois les églises dans la localité mais où est la réalité de tout ce que je vois ? Où est la réalité de tout ce dont nous parlons ? Nous avons entendu tellement de choses, nous connaissons tellement de choses, nous comprenons tellement de choses, mais ils nous manquent la réalité du témoignage du Seigneur ! "

C'est pourquoi le psaume 132 est si crucial dans notre expérience. Il nous révèle un saint mature, qui a grandi par la main transformatrice du Seigneur. Il est maintenant un avec le Seigneur. Il ne pense plus " Comment puis-je bénir les autres saints ? Comment puis-je être utilisé par le Seigneur ? Comment puis-je être une bénédiction pour l'église ? " Maintenant il est dans une sphère différente. Il peut dire au Seigneur : " Je ne sais pas si je suis une bénédiction ou pas. Je ne me soucie pas d'être utilisé par Toi ou pas. Ces choses m'importent peu. Mais Seigneur, je suis encore si désespéré ! Je Te demande où est la réalité ? Où est la substance de toutes ces choses dont nous avons parlées ? "

Quelques uns parmi nous, sommes dans la vie de l'église depuis très longtemps. Après avoir été dans la vie de l'église plusieurs années, il est facile pour nous de développer une attitude d'indifférence. Nous commençons à nous dire : " à quoi cela sert-il ? Rien ne fonctionne. Toutes les conférences et les entraînements sont bons, mais après, nous sommes toujours inchangés. Nous avons entendu des messages si élevés, mais en pratique, ils semblent tous inefficaces. Il n'y a pas d'impact. Cela n'a plus d'importance. " Cela nous démontre simplement que nous devons croître jusqu'à la pleine maturité. Nous devons être exercés selon ce qui est décrit dans le psaume 132. Ce psaume nous révèle une personne qui réalise quelque chose du témoignage du Seigneur. Elle sait que Dieu a une habitation parmi Son peuple. Cependant, le psalmiste réalise également : " Il nous manque la réalité, il nous manque la substance. " Au lieu de se sentir découragé ou de devenir indifférent, il se lève et commence à combattre. Il combat pour la réalité de ce qu'il a vu.

Nous devons également avoir un tel combat. Nous devons lutter pour la réalité et la substance du témoignage du Seigneur. Nous réalisons tous que le témoignage et l'habitation du Seigneur sont ici avec nous, mais nous savons également qu'il manque quelque chose. Nous savons que nous sommes si loin de la réalité de ce que nous avons vu. Au lieu de devenir vaincus ou découragés nous devons nous lever et combattre. Au lieu d'être indifférents, nous devons commencer à lutter pour amener la substance même qui établit la réalité du témoignage du Seigneur parmi nous. Ceci est une merveilleuse et glorieuse lutte.

Celui qui est mature fait un vœu
au " Puissant de Jacob "

Le psalmiste débute : " Éternel, souviens-toi de David et de toutes ses afflictions ! Comment il a juré à l'Éternel, et fait un vœu au Puissant de Jacob " (v.1-2). Pourquoi le psalmiste dit-il au Seigneur de se souvenir de David ? David était un homme selon le cœur de Dieu. En dépit de toutes ses iniquités et ses défauts, David a satisfait le désir de Dieu. Le psalmiste rappelle à Jéhovah que David a fait vœu au " Puissant de Jacob ". Dans la Bible, Jacob représente quelqu'un qui expérimente l'œuvre de transformation de l'Esprit. Jacob fut éventuellement transformé en Israël. De plus, lorsque Jacob devint Israël, le témoignage de Dieu fut produit. Lorsque David a fait vœu au Puissant de Jacob, il fit vœu à Celui qui est le Dieu de transformation et le Dieu du témoignage. La transformation nous mènera toujours au témoignage de Dieu. Si nous faisons vœu au " Puissant de Jacob " nous disons : " Envers moi, Dieu est le Dieu Tout-puissant de la transformation. Envers l'Église, Son habitation, Il est le Dieu Tout-puissant du témoignage. Je fais vœu à ce Dieu ! " Voilà le commencement de notre exercice en maturité.


Celui qui est mature
n'a pas sa propre maison

Le psalmiste continue : " Je n'entrerai pas dans la tente où j'habite. Je ne monterai pas sur le lit où je couche. Je ne donnerai ni sommeil à mes yeux. Ni assoupissement à mes paupières. Jusqu'à ce que j'aie trouvé un lieu pour l'Éternel. Une demeure pour le Puissant de Jacob ! " (v.3-5) Ceci est très difficile à comprendre et nous devons l'appliquer du point de vue de l'expérience. Le psalmiste, citant David, dit : " Je n'entrerai pas dans la tente où j'habite. " Le mot " tente " peut ici, également être traduit par " Tabernacle ". Dans l'Ancien Testament, le tabernacle de Dieu était Sa demeure. Par conséquent, la phrase " la tente où j'habite ", en fait signifie : " le Tabernacle, la demeure de Dieu, ma maison ". Mais comment notre maison peut-elle être le tabernacle ? Nous pourrions penser que chacun de nous a sa propre maison et que le Tabernacle de Dieu est une chose différente. Mais David a dit : " la tente où j'habite ". David était une personne mature qui pouvait témoigner que, sa maison était le Tabernacle de Dieu et le Tabernacle de Dieu était sa maison. En d'autres mots, David n'avait pas une habitation séparée et éloignée de la demeure de Dieu. Le psalmiste, en citant David, applique ces paroles à lui-même. Sa maison et la demeure de Dieu sont la même chose. Combien d'entre nous pouvons dire cela ? Nous penserions normalement : " Il y a la maison de Dieu et il y a ma maison. Dieu a Son Tabernacle et j'ai ma maison. " Mais ici dans ce psaume, une personne mature déclare : " Je n'ai pas ma propre maison. Ma maison est la maison de Dieu. Je n'ai rien pour moi-même. Tout ce que j'ai, est consumé par Dieu pour Sa maison. "

La consécration d'une personne mature :
" Ma maison et la maison de Dieu, c'est la même. "

Lorsque nous voyons ce que le psalmiste décrit, nous devons admettre que nous nous sentons très inadéquats. Le psalmiste était véritablement une personne consacrée. Pour la plupart d'entre nous, notre consécration est toujours dans le principe d'un " échange ". Lorsque nous donnons quelque chose au Seigneur, nous nous attendons à ce que le Seigneur nous récompense. Si nous offrons quelque chose au Seigneur, alors Il doit nous donner quelque chose en retour. Très peu parmi nous peuvent dire : " Ma maison est le Tabernacle de Dieu. " Dire cela signifie qu'il n'y a aucun autre motif. Il n'y a aucune pensée d'un échange. La consécration d'une personne mature est comme un mariage. Il n'y a aucune pensée de ce genre entre le mari et la femme : " Pour tout ce que je fais pour toi, je dois recevoir quelque chose en retour. " Et pourtant ceci est souvent notre concept dans la vie de l'église.

Par exemple, nous pouvons dire au Seigneur : " Je sanctifierai une certaine période de mon temps pour Toi : la réunion de la Table du Seigneur, la réunion de prière et un soir pour avoir une réunion de maison ou pour prêcher l'évangile. En retour Seigneur, Tu dois préserver mon emploi. Si possible, donne-moi une augmentation. Et aussi, je suis sur le point d'acheter une nouvelle voiture, alors s'il Te plait, donne-moi le meilleur prix. " Parce que nous donnons une certaine partie de notre temps au Seigneur, nous nous attendons à une bénédiction en retour. Cela démontre que nous n'avons pas une vision qui est selon le désir du Seigneur. Lorsque qu'une personne croît jusqu'à la maturité, elle n'a plus " son temps ". Elle n'a plus " sa richesse ". Elle n'a même pas " sa propre maison " ou sa " propre propriété ". Sa maison et la maison de Dieu, c'est la même. Ses possessions sont les possessions de Dieu. Tout ce qu'il a, appartient à Dieu. En fait, il serait plus précis de dire que tout ce qu'il a, est la maison de Dieu. Tout ce qu'il a, est le témoignage de Dieu. Et bien qu'il n'attende rien en retour, les possessions de Dieu sont ses possessions. À cause de sa maturité, tout ce qui appartient à Dieu, lui appartient également. Voilà la consécration d'une personne mature. Lorsque nous sommes consacrés d'une telle façon, notre maison est alors véritablement le Tabernacle du Seigneur. Cela signifie que nous sommes entièrement pour la vie de l'église.

Pour cette raison, nous devrions prendre garde de dire que nous sommes " trop serrés " financièrement, particulièrement ceux d'entre nous, qui servent le Seigneur à temps plein. Cela peut démontrer que notre maison et le Tabernacle de Dieu sont selon notre concept, deux choses différentes. Parfois, lorsque nous offrons au Seigneur nos richesses, nous pensons que nous sommes généreux. Nous pouvons même avoir le sentiment que nous offrons trop. Nous ne devons jamais nous considérer généreux dans nos offrandes au Seigneur. Penser de cette façon, démontre que notre compréhension est erronée. Le Seigneur nous dirait : " Ne pense pas que tu as trop offert. Tout ce que tu as M'appartient. C'est à Moi de toute façon. " Nous devons devenir matures afin que nous puissions avoir une entière et complète consécration au Seigneur. Lorsque nous parvenons à une véritable maturité, nous ne séparons plus ce qui est à nous de ce qui est à Lui. Nous ne pensons plus : " Ceci m'appartient, et cela Lui appartient. " Ni ne pensons : " J'ai donné quelque chose au Seigneur, maintenant j'ai droit à une sorte de bénédiction en retour. " Lorsque nous atteignons le stade de la maturité, nous réalisons : " le Tabernacle du Seigneur est ma maison et ma maison est Son Tabernacle. Je n'ai pas ma propre maison ou ma propre vie. La vie de l'église est simplement ma vie. "

Celui qui est mature n'a pas de repos

Si le psalmiste réalise que sa maison et la maison de Dieu, c'est la même, alors pourquoi ne peut-il pas être paisible ? Pourquoi doit il être si désespéré ? Une maison devrait être un lieu de repos. Nous dirons peut-être au psalmiste : " Non seulement tu as une maison mais ta maison est la maison de Dieu. Maintenant tu peux te reposer. Il n'y a aucune raison d'être aussi désespéré ! " Mais le psalmiste nous dirait : " Non ! Dans la maison de Dieu, je ne monterai pas sur le lit où je couche ! Je ne peux pas avoir de repos ! Je ne donnerai même pas de repos à mes yeux ! " Précédemment au psaume 131, il avait été amené dans un repos paisible. Malgré cela, maintenant il est déterminé à ne pas monter vers son lit. Au lieu de trouver du repos, il est désespéré pour la maison de Dieu et il dirait : " Je vois la demeure de Dieu. Je suis pour la maison de Dieu et pour Son témoignage. Ma maison et la maison de Dieu c'est la même. À cause de cela, je m'interdis d'avoir du repos ! J'ai un fardeau ! Je suis si chargé ! Je suis désespéré ! Oh Seigneur, Tu as un Tabernacle mais où est la substance ? Où est la réalité de Ton témoignage ? "

La nécessité du sommeil est très puissante. Il est même impossible pour quiconque, de ne pas dormir pour plus de quelques jours. Néanmoins, le psalmiste déclare : " J'aime la demeure de Dieu au plus haut point. Je suis simplement consumé pour Sa maison. Outre le témoignage du Seigneur, je n'ai rien. Ma maison est simplement le Tabernacle de Dieu et Son tabernacle est ma maison. Mais dans mon expérience, il n'y a pas ici de lit. Sa maison est supposée être un lieu de repos, mais où est la réalité ? Son Tabernacle est ici mais où est la substance du Tabernacle ? Sans la substance, comment puis-je me reposer ? "

Aujourd'hui, le Tabernacle de Dieu est la vie de l'église. Être consumé pour la maison de Dieu, c'est être consumé pour la vie de l'église. Mais est ce que nous avons ce fardeau ? Nous sommes ici dans la vie de l'église, mais où est la substance de la vie de l'église ? Nous avons entendu tellement de choses, nous comprenons tellement de choses et nous pouvons déclarer tellement de choses mais où est la réalité ? Lorsque nous réalisons à quel point nous sommes démunis, nous devenons désespérés et crions " Jusqu'à ce que la réalité vienne, je n'aurais pas de repos ! Je ne donnerai ni sommeil à mes yeux, ni assoupissement à mes paupières ! Je lutterai ! Je combattrai pour amener la substance du témoignage du Seigneur ! Cela est un signe de maturité.

Lorsque nous entrons dans la maturité décrite dans ce psaume, nous ne pouvons plus être satisfaits d'être uniquement une bénédiction pour l'église. Au lieu de cela, nous luttons afin que toute la vie de l'église soit amenée dans la réalité. Cela nous amène à nous écrier : " Seigneur je ne m'accorderai pas de repos ! Je ne fermerai pas les yeux jusqu'à ce que Tu gagnes Ton Habitation ! " Comme nous l'avons vu, cette prière est " Au Puissant de Jacob " (v.2) En d'autres mots, nous prions : " Oh Seigneur, Tu es le Mais où est la réalité de Ton témoignage ? Où est la substance de Ton Tabernacle ? Voila ce pour quoi je lutte ! Je lutte, pour amener toute la vie de l'église dans cette réalité! "

Celui qui est mature se relève et
refuse de se plaindre ou d'être indifférent

Lorsque nous avons vu le stade de l'élargissement dans les messages précédents, nous avions adressé une parole particulière aux jeunes parmi nous. Maintenant, nous devons adresser une parole aux plus âgés : " Levez-vous ! Luttez pour la réalité du témoignage du Seigneur ! " Après avoir été dans la vie de l'église depuis très longtemps, nous avons plusieurs plaintes. Nous nous plaignons qu'il n'y a pas assez d'amour dans l'église. Nous nous plaignons du fait que notre conversation spirituelle dans la vie de l'église est si différente de notre pratique journalière. Nous nous plaignons des manques dans l'humanité des saints. Mais l'église ne peut jamais être édifiée en murmurant ou en nous plaignant, même si ces plaintes sont justifiées. De plus, l'église ne peut jamais être édifiée si nous sommes devenus indifférents après avoir été dans la vie de l'église depuis si longtemps. Oui, il se peut que nous soyons découragés, mais c'est justement parce que les choses sont décourageantes que nous devons nous relever ! Oui, il y a plusieurs choses qui nous dérangent dans la vie de l'église, mais ces choses devraient nous amener à nous relever ! Nous devons nous relever tout comme David, qui refusa de se reposer jusqu'à ce que le témoignage du Seigneur soit constitué de la réalité.

Celui qui est mature lutte pour que
le témoignage du Seigneur soit rempli de la réalité

Après avoir dépeint son désespoir, le psalmiste continue : " Voici, nous avons ouï parler d'elle à Éphrata, nous l'avons trouvée dans les champs de Jaar. " (v.6) Ici, il se réfère à l'arche de l'alliance. L'arche fût enlevée par les Philistins au combat, mais éventuellement ils l'ont retournée aux Israélites (1Sam. 4-6) " Jaar " est une abréviation de " Kiriath-Jéarim " qui est le lieu où l'arche de l'alliance demeura jusqu'à ce que le roi David l'amène à Jérusalem. (1 Sam. 7 :1-2; 2 Sam. 6 :1-19). Cela signifie qu'il fût un temps où l'arche de l'alliance était séparée (absente) du tabernacle de Dieu. Il fut un temps où l'environnement était juste mais le contenu, la réalité n'était pas là. Ceci correspond au sentiment que nous avons souvent à l'égard de la vie de l'église. Par exemple, chaque matin le Jour du Seigneur (dimanche), nous avons la fraction du pain, dans laquelle nous nous souvenons du Seigneur et adorons le Père. Ensuite, chaque mardi soir, nous nous assemblons pour prier. Nous pouvons avoir une vie de service et nous prêchons peut-être l'Évangile. Notre environnement semble juste, parce que nous sommes le Tabernacle de Dieu. Nous avons la cour extérieure, le lieu saint et même le saint des saints. Néanmoins, il nous manque l'arche du témoignage. Il nous manque la substance et la réalité de la vie de l'église.

N'est-ce pas là notre situation aujourd'hui ? Concernant plusieurs églises, nous réalisons : " tout concernant notre environnement est juste, mais où est la substance ? " Ce psaume nous démontre que la substance du Tabernacle de Dieu est l'arche du témoignage. Sans l'arche, le Tabernacle est vide. Il y a un vide. Il manque la réalité. Par conséquent dans ce psaume, nous voyons une personne mature qui lutte. Elle ne lutte pas pour savoir comment elle peut croître, comment elle peut-être utilisée par le Seigneur, ou comment elle peut devenir une bénédiction. Elle a déjà gagné toutes ces choses au travers de ses expériences précédentes, mais elle n'est toujours pas satisfaite. Elle s'écrie : " Seigneur, je ne suis pas ici simplement pour être une bénédiction pour les autres. Je ne suis pas ici pour apporter un approvisionnement de vie et de joie à l'église. Seigneur, je recherche l'arche du témoignage ! Je désire la substance de la vie de l'église ! " Voilà ce que devrait être notre lutte. Nous devrions lutter pour que la vie de l'église soit remplie de la réalité.

Celui qui est mature produit la réalité du
témoignage du Seigneur, dans lequel, seul Christ est visible

Le psalmiste continue : " Nous entrerons dans Son tabernacle, nous adorerons devant Son marchepied. " Ici, nous voyons une progression très significative dans ce psaume, de " la tente où j'habite " (v.3) à " Son tabernacle " (v.7). Autrefois, le psalmiste parlait de " la tente où j'habite " et " le lit où je couche ". Mais maintenant, à cause de sa lutte, la substance et la réalité du Tabernacle de Dieu ont été gagnées. Cela signifie que pour le psalmiste, il n'y a plus de " Moi ", il n'y a plus " ma maison " ou " mon lit ". Nous devons réaliser que lorsque la réalité de l'habitation de Dieu est ici, le " Moi " disparaît. Lorsque l'arche du témoignage est produite, alors tous les individus sont disparus. Il ne reste plus que le Tabernacle de Dieu. Pour nous, cela signifie que le Seigneur devient le véritable centre de la vie de l'église. Nous n'avons plus " Ma tente ". Nous n'avons plus rien pour nous-mêmes. Nous avons uniquement " Son Tabernacle ". Nous disparaissons, et Lui seul est visible. Nous devrions prier : " Seigneur accorde-nous cette réalité. Combien de temps devons-nous attendre ? Combien de temps avant que nous atteignons ce stade ? Combien de temps avant que nous ayons une vie de l'église dans laquelle Tu sois tout, et qu'il n'y ait que Toi et rien d'autre que Toi ? Seigneur, nous Te désirons en tant que l'arche du témoignage pour être le centre et la réalité de la vie de l'église. "

Dans la vie de l'église, il ne doit y avoir ni rien ni personne sauf Christ. Le Seigneur doit être le centre, la substance et la réalité de la vie de l'église. Il est l'arche de l'alliance. Nous savons, selon la Bible, que l'arche contenait trois items : les tables de la loi, la manne cachée et la verge d'Aaron. Cela nous démontre que nous avons besoin de Christ sous trois aspects. Nous avons besoin de Lui en tant que la réalité des tables de la loi, ce qui signifie qu'Il gouverne l'église. Nous avons besoin de Lui en tant que la réalité de la manne cachée, ce qui signifie qu'Il est notre source même de vie. Nous avons besoin de Lui en tant que la verge d'Aaron, ce qui signifie qu'Il opère à l'intérieur de la vie de l'église en tant que la puissance de résurrection. Lorsque la vie de l'église est en santé, tous les gens disparaissent et seul Christ est exprimé. Dans l'église, nous ne devrions rien voir sauf Christ.

Dans Matthieu 17, après que Christ fut transfiguré sur la montagne, la Bible nous dit que Ses disciples " ne virent personne que Jésus seul ". (Matt. 17 :8) Éventuellement, l'église doit parvenir à un tel état. C'est seulement lorsqu'il n'y aura " que Jésus seul " que Dieu sera satisfait. Seulement à ce moment, Dieu pourra dire au sujet de l'église : " Ceci est Mon Tabernacle ! Ceci est Ma Maison ! Et Mon Témoignage ! " Que le Seigneur ait miséricorde envers nous. Si nous réalisons que cela est ce que le Seigneur désire, nous nous sentirons si lourds intérieurement. Nous aimons tous le Seigneur depuis plusieurs années maintenant, cependant, il peut nous manquer ce désir. Mais si nous sommes matures, alors nous devons avoir le même désir et la même lutte que ce psalmiste avait et que David avait avant lui. Nous devons dire : " Je ne dormirai pas. Je ne sommeillerai pas. Je ne m'accorderai pas de repos. Mais je combattrai et je lutterai. Je localiserai l'arche du témoignage et je l'emmènerai dans la maison de Dieu. Je produirai la substance et la réalité et l'emmènerai dans la vie de l'église. Et alors dans la vie de l'église, il n'y aura rien d'autre que Christ ! "

L'exercice des saints matures fournit au Seigneur
le moyen d'entrer dans Son repos

Après que la réalité du tabernacle de Dieu est produite, le psalmiste continue : " Lève-toi, Éternel ! Pour entrer dans ton repos, Toi et l'arche de Ta force ! " (v.8). Au verset six, le psalmiste a dit : " nous l'avons trouvée dans les champs de Jaar. " En d'autres mots, par sa lutte, le psalmiste produit l'arche du témoignage, la réalité et la substance de l'habitation du Seigneur. Cela signifie qu'il a fourni au Seigneur un moyen d'entrer dans Son lieu de repos. Il peut maintenant dire au Seigneur : " Lève-toi, Éternel ! Pour entrer dans Ton repos, Toi et l'arche de Ta force ! " Dans ce verset, le Seigneur trouve Son repos. Ici, Il est finalement satisfait. Il peut dire : " J'ai gagné mon édifice. J'ai gagné Mon témoignage. J'ai gagné ce que je désirais. Maintenant, Je peux me reposer. " Le psalmiste est passé au travers d'un énorme processus pour être capable de procurer au Seigneur un tel repos. Toutes ses expériences, toutes ses réalisations, toutes ses luttes et toutes ses larmes ont éventuellement produit le repos de Dieu. Après que le psalmiste ait eu toutes ces expériences concernant la consécration, la transformation et de la croissance jusqu'à maturité, c'est le Seigneur qui peut maintenant se reposer. Comme nous l'avons vu, lorsque la réalité de l'habitation de Dieu est produite, le " Je " disparaît et il ne reste plus que Christ. Lorsque la vie de l'église est dans une condition aussi saine, la force de l'église est en Christ seul. La force de la vie de l'église doit être l'arche de l'alliance. L'arche est Christ Lui-même, avec Son règne, Sa puissance de résurrection et Son approvisionnement de vie. Au travers de l'exercice de la maturité, telle que dépeint dans ce psaume, la vie de l'église est maintenue par l'arche, c'est-à-dire, par Christ seul. Louez le Seigneur pour cela !

Malgré que tous ces points soient profonds, nous devrions avoir au moins une certaine compréhension de base de ce qui est révélé ici. Nous devons prier : " Oh Seigneur, je me donne à Toi afin de devenir pleinement mature. Je veux que ma maison soit Ton Tabernacle, et que Ton Tabernacle soit ma maison. Je veux que ma vie et la vie de l'église soient " un " au plus haut point. Et même plus, je désire produire la substance et la réalité de la vie de l'église. Je désire que nous ayons Ton règne parmi nous, Ta puissance de résurrection et Ton approvisionnement de vie divine. Je prie Seigneur, que par mon exercice dans la maturité, Tu puisses entrer dans Ton repos. "

Nous conclurons avec le verset treize et quatorze de ce psaume : " Car l'Éternel a choisi Sion; Il l'a désirée pour être Son habitation : C'est ici Mon repos à perpétuité; ici j'habiterai, car je l'ai désirée. " (v.13-14) Voilà le désir du Seigneur : une habitation éternelle. Le psalmiste dans sa maturité amena quelque chose d'éternel dans le témoignage du Seigneur. Le Seigneur a Son lieu de repos " à jamais. " Soyons tous exercés afin d'amener la substance et la réalité du témoignage du Seigneur. Que la vie de l'église devienne aussi saine, afin que Christ seulement soit visible. Puissions-nous tous grandir jusqu'à ce que nous atteignions ce stade de maturité, afin que nous soyons exercés pour amener le Seigneur dans Son repos pour toujours.

PSAUME 133 : LE TÉMOIGNAGE DE
LA VIE DE L'ÉGLISE EN MATURITÉ (1)

Notre maturité a pour résultat une glorieuse unité

Le psaume 133 nous est très familier car nous le chantons souvent dans nos cantiques. Cependant, nous pouvons ne pas connaître véritablement ce psaume de la façon dont nous sommes censés le comprendre. Le psaume est censé démontrer la maturité, non les émotions. Mais nous jouissons souvent de ce psaume de façon très émotive. Nous chantons : " Voici, qu'il est bon et qu'il est agréable que des frères habitent unis ensemble ! " (v.1) Et après avoir chanté ce chant dans la réunion de façon si joyeuse, nous pouvons penser que nous sommes un. Nous devons réaliser que ce psaume n'est pas un psaume émotionnel mais plutôt une expression de la maturité résultant de toutes les expériences précédentes, des psaumes de l'ascension.

"Voici, qu'il est bon et qu'il est agréable que des frères habitent unis ensemble ! " (v.1) Comment nous est-il possible d'expérimenter l'unité décrite dans ce verset ? Nous ne pouvons être un, qu'en exerçant la maturité décrite dans le psaume 132, dans laquelle, Christ devient tout et que nous disparaissons. En d'autres mots, nous ne pouvons avoir cette véritable unité que lorsque nous perdons notre individualité. Lorsque nous ne sommes plus individuels, lorsque nous n'avons plus rien pour nous-même, alors ensemble, nous pouvons devenir l'habitation du Seigneur dans laquelle nous demeurons ensemble dans l'unité. Cela exprime la maturité.

Nous avons tous goûté à cette unité de temps à autre. Mais nous semblons ne pas pouvoir la maintenir. Notre expérience de l'unité est souvent inconsistante. Néanmoins, nous ne devrions pas être découragés et penser que l'unité est uniquement quelque chose de théorique. L'unité provient de notre maturité dans la vie. Ce n'est pas théorique, mais plutôt une réalité dans laquelle nous devons croître. Parce que le Seigneur continue de nous transformer et de S'œuvrer en nous, et que nous luttons pour que le Seigneur soit la substance de la vie de l'église afin qu'Il puisse entrer dans Son repos, alors éventuellement, la véritable unité du témoignage du Seigneur sera produite parmi nous. Nous expérimenterons ce qui est mentionné dans ce psaume : " Voici, qu'il est bon et qu'il est agréable que des frères habitent unis ensemble ! " (v.1)

Notre unité nous amènent
à jouir de l'onction divine

Le psaume 133 continue : " C'est comme l'huile précieuse, répandue sur la tète, qui descendait sur la barbe, la barbe d'Aaron, qui descendait sur le bord de ses vêtements; " (v.2) Cette huile précieuse qui était répandue sur la tête d'Aaron était l'huile de l'onction sainte, telle que décrite dans Exode 30 :22-33. Selon ce psaume, qu'est-ce qui devrait caractériser notre unité ? Notre unité devrait être accompagnée par la jouissance de l'onction divine. Pour nous, être sous l'onction divine, signifie que nous sommes remplis et saturés de la présence vivante de Christ. Même si nous ne pouvons pas avoir cela de façon constante, nous avons souvent un avant-goût de cela dans nos réunions ou dans notre communion avec les saints. Parfois, nous avons la profonde réalisation de la présence du Seigneur, parce que l'onction divine nous est parvenue et nous a saturés. Alors nous devenons plus que joyeux. Nous pensons : " Oh combien riche ! Combien merveilleux ! " Nous pouvons même entrer dans un genre d'extase au point où nous oublions qui nous sommes. Une telle sensation profonde indique que nous sommes sous l'onction divine.

Pour cette unité nous avons besoin
de la personne et de la direction de Christ

La jouissance et l'expérience de l'onction divine proviennent de notre unité. Selon ce psaume, l'huile d'onction se répand de la tête. Ceci signifie que nous avons besoin de Christ en tant que notre direction. L'huile d'onction provient de la tête et coule ensuite de la tête vers le corps. Dans la Bible, la tête se réfère également à la personne. Lorsque nous avons la direction de Christ, nous avons également Sa Personne. L'unité décrite dans ce psaume peut-être manifestée dans la vie de l'église seulement si tous les saints sont soumis à Christ qui est la Tête. Tous les saints doivent être sous Christ en tant que la Tête pour que la véritable unité soit réalisée. Cette unité nous amènera à jouir de cette onction divine.

Pour cette raison, nous devons nous souvenir que l'unité n'est pas simplement une expérience émotionnelle. Nous avons tendance à jouir de ce psaume de façon émotionnelle par la suite, nous vivons nos propres vies sans être sous Christ notre Tête. Ceci ne réussira jamais à amener la bénédiction du Seigneur. Si nous désirons une telle réalité de l'unité, alors nous avons besoin des expériences du psaume 132. Notre maison devrait être le Tabernacle de Dieu. Éventuellement, nous perdrons " notre maison " et seul Son Tabernacle demeurera. Ceci signifie que nous perdons tout de nous-mêmes. Mais lorsque nous expérimentons l'arche du témoignage en tant que la réalité de l'habitation de Dieu, alors dans une telle condition, nous pouvons témoigner : " voyez ! Oh voyez ! Combien il est agréable ! Regardez tous ces chers saints ! Ils sont tous pour Christ ! Ils sont sous Sa Tête ! Ils n'expriment plus eux-mêmes. Ils expriment uniquement la personne de Christ. " C'est seulement lorsque les saints sont dans une telle condition que nous pouvons véritablement témoigner : " Voici, qu'il est bon et qu'il est agréable que des frères habitent unis ensemble ! " Lorsque nous vivons tous Christ, le prenant comme notre personne et notre tête, alors la vie de l'église devient glorieuse. Nous jouissons de l'unité avec l'onction divine.

Pour cette unité, nous avons besoin de
la maturité de Christ dans Sa vie de service sacerdotale

L'onction était répandue sur la tête d'Aaron et descendait sur sa barbe. Dans la Bible, la barbe représente la maturité, car un jeune homme ne peut faire pousser une barbe avant qu'il ait atteint la maturité. Que l'onction descende sur la barbe signifie que nous qui sommes en unité, non seulement nous possédons la direction et la personne de Christ mais également Sa maturité. De plus, ceci n'est pas simplement une barbe mais " la barbe d'Aaron. " Aaron était le grand prêtre. La barbe d'Aaron représente la maturité d'une vie de service sacerdotale. Un prêtre mature est quelqu'un qui amène Dieu à l'homme et l'homme à Dieu. Cela devrait être notre vie de service. Nous devons avoir la direction, la personne, la maturité et la vie de service de Christ. La barbe d'Aaron représente un exercice mature dans la vie de service sacerdotale. Lorsque tous les saints sont exercés de cette façon, la vie de l'église devient une vie de service corporative. Dans une telle condition, nous avons l'unité qui amènera l'onction divine.

Ce qui est décrit dans ces versets devrait devenir très pratique pour nous. Nous avons souvent le sentiment que pour nous, servir dans la vie de l'église est trop exigent, même une seule fois par semaine. Nous regardons avec mépris particulièrement les tâches pratiques telles que : l'entretien ménager de la salle de réunion, placer les chaises, ou tondre le gazon. Si tel est le cas, alors comment pouvons-nous avoir " la barbe d'Aaron " parmi nous ? Il semble plus souvent que nous ayons " la barbe de Jacob ", parce que nous murmurons et nous nous plaignons plus souvent qu'autrement. Nous nous plaignons que certains saints en font trop tandis que d'autres ne font rien. Mais cela est contraire au psaume 133. Nous devrions avoir le désir de voir une vie de l'église harmonieuse en maturité, avec l'onction divine descendant sur nous, afin que nous puissions déclarer : " Voici ! Qu'il est bon et qu'il est agréable ! " Pour que cela se produise, nous devons prendre Christ comme notre tête et notre personne. Nous devons croître jusqu'à ce que Christ Lui-même soit notre maturité. Cette maturité nous amènera à servir comme un prêtre dans la vie de l'église. Lorsqu'il y a plusieurs saints parmi nous qui s'exercent dans la maturité, alors la vie de l'église devient une vie de service sacerdotale.

Supposons que tous les saints soient désireux de servir, soit en prêchant l'évangile et en ayant des réunions de maison, ou en nettoyant la salle de réunions et en tondant le gazon, alors nous aurions sûrement " La barbe d'Aaron " parmi nous. Ceci nous permettrait d'expérimenter le courant de l'onction divine. Il n'y aurait aucun murmure, aucune plainte, aucun retrait et aucune rechute. Tous les saints seraient exercés sous la direction de Christ, la personne de Christ, la maturité de Christ et la vie de service sacerdotale de Christ. Et alors, nous déclarerions tous : " Voici ! Qu'il est bon et qu'il est agréable ! " Nous entrerions dans la riche jouissance décrite dans ce psaume.

Notre unité produit un merveilleux
témoignage de Christ

Éventuellement, l'huile d'onction descendit de la barbe d'Aaron jusqu'au " rebord des ses vêtements. " Les vêtements d'une personne représentent son expression extérieure, son témoignage. L'onction atteigne " le rebord de son vêtement " signifie qu'éventuellement, il y a un témoignage merveilleux produit par notre unité dans la vie de l'église. L'onction divine atteint le rebord même de nos vêtements. La vie de l'église devient un glorieux témoignage. D'une part, c'est une expression de notre maturité, mais d'autre part, c'est Christ Lui-même qui est exprimé. Lorsque les gens regardent notre unité, ils voient un merveilleux témoignage de Christ.

Dans ce seul témoignage, nous expérimentons
la fraîcheur de la résurrection de Christ

Le psaume 133 continue : " Comme la rosée de l'Hermon, qui descend sur les montagnes de Sion; " (v.3a). Notre unité est comme " la rosée de l'Hermon. " Jérusalem est entourée de montagnes, et l'Hermon est la plus haute de toutes. L'Hermon dans la Bible représente le Christ en ascension. Nous savons que Christ est passé au travers de la mort et de la résurrection et que maintenant Il est en ascension. Dans Son ascension, Il est comparé à " la rosée. " La rosée est produite après une nuit froide et sombre. Le Seigneur est passé au travers de cette nuit froide et sombre de la mort et est entré en résurrection et en ascension. En ascension maintenant, le Seigneur possède la fraîcheur de la résurrection. La rosée de l'Hermon est le Christ en ascension avec la fraîcheur et la fragrance de Sa résurrection.

La rosée de l'Hermon descendit sur les montagnes de Sion. Les saints qui sont au stade de la maturité sont comme des montagnes. Et bien qu'il y ait plusieurs montagnes, il n'y a qu'une seule montagne de Sion, ce qui signifie qu'il n'y a qu'un seul témoignage. Dans ce témoignage, nous expérimentons la rosée qui descend, qui est la fraîcheur du Christ ressuscité. Dans le stade de maturité, éventuellement, nous ne voyons rien d'autre que la résurrection dans la vie de l'église. Chaque cher saint devient un témoignage de résurrection. Nous ne voyons plus la chair, la vie du moi, ou les choses naturelles; au lieu de cela, nous ne voyons que le Christ ressuscité. Sur la base de l'unité dans la maturité, le Christ en ascension nous accorde la fraîcheur de Sa résurrection pour notre jouissance et notre expérience. Louez le Seigneur pour une telle vie de l'église !

Le Seigneur commande la bénédiction
sur l'église en maturité

Le psaume 133 conclut : " car c'est là que l'Éternel a commandé la bénédiction, la vie pour l'éternité. " (v.3b) Ce verset est si doux et si précieux. Lorsque la vie de l'église entre dans la maturité, le Seigneur commande la bénédiction. Dans Son témoignage, il y a la vie pour l'éternité. Entrevoir cela, si peu soit-il fera bondir notre cœur de joie ! Après avoir lu le psaume 133, nous devrions tous prier : " Oh Seigneur, nous ne voulons pas être émotionnels concernant Ton témoignage. Accorde-nous la réalité de l'unité sous Ton onction divine ! Nous désirons être exercés en maturité jusqu'à ce que nous ayons une telle merveilleuse vie de l'église ! "

PSAUME 134 : LE TÉMOIGNAGE DE
LA VIE DE L'ÉGLISE EN MATURITÉ (2)

Dans la maturité, les saints deviennent
les serviteurs du Seigneur

Le psaume 134 est le psaume final de notre ascension sur la Montagne de Sion. Il débute : " Voici, bénissez l'Éternel, vous, tous les serviteurs de l'Éternel, qui vous tenez durant les nuits dans la maison de l'Éternel ! " (v.1) À la suite de toutes les expériences précédentes, le psalmiste est rempli de sentiments, car il est arrivé si loin dans son ascension. Il se souvient qu'à une certaine époque, il était une personne si abaissée dans une constante détresse et plein de déceptions. Mais maintenant, il est devenu différent. Par sa croissance dans la vie, il est parvenu à maturité, alors il dit : "bénissez l'Éternel ! "

De plus, l'exercice du psalmiste a aidé à amener le témoignage du Seigneur à maturité. Ceci est la signification de : " vous, tous les serviteurs de l'Éternel ". Lorsque nous entrons dans l'expérience de ce psaume, ce n'est pas uniquement nous qui sommes différents mais tous les saints sont différents. Toute la vie de l'église est différente. Par leur jouissance de l'onction divine et de la fraîcheur de la résurrection de Christ, tous les saints possèdent un certain degré de maturité. Le psaume 134 ne parle pas de la maturité d'un individu mais plutôt de tout le corps de Christ. Les serviteurs de l'Éternel ici ne sont pas uniquement les anciens. Lorsque la vie de l'église est amenée à maturité, tous les saints deviennent " un " serviteur du Seigneur.

L'église en maturité attend le retour du Seigneur

Ici, à la fin du psaume de l'ascension, l'église comme épouse s'est préparée et attend le retour du Seigneur. Il semble que toutes nos expériences des psaumes précédents sont terminées. Les afflictions et les difficultés sont terminées. Même les expériences de croissance et de maturité sont terminées. Nous sommes simplement ici dans la vie de l'église à attendre le retour du Seigneur. Les serviteurs du Seigneur " se tiennent durant la nuit dans la maison de l'Éternel ! " L'aube n'est pas arrivée et il fait encore nuit, car le Seigneur n'est pas encore revenu. Nous n'avons aucun autre espoir dans ce monde. La seule chose dans laquelle nous pouvons espérer est le retour du Seigneur.

À ce stade la réalité de l'église est manifestée. La maturité de la vie de l'église est pleinement dévoilée. Et pourtant, dans une si merveilleuse situation, notre seul espérance est : " Seigneur, s'il te plait, reviens. " Ici, nous voyons que tous les serviteurs du Seigneur se tiennent et attendent le retour du Seigneur. Se " tenir " signifie être très diligent dans notre exercice. Aucun des saints n'est au repos. Tous les saints se tiennent, veillent et attendent diligemment le retour du Seigneur. Notre cri pour Son retour est un cri corporatif. Lorsque nous parvenons à ce stade, tous les saints s'écrient ensemble : " Seigneur, Tu dois revenir ! "

Les serviteurs se tiennent dans " la maison de l'Éternel " qui aujourd'hui est la vie de l'église. Le Seigneur ne reviendra pas à cause de la maturité d'un individu. Le Seigneur reviendra seulement lorsque l'église entrera dans cette maturité et qu'elle exprimera son désir de voir le Seigneur revenir. Dans le psaume 134, tous les saints dans la vie de l'église expriment la maturité. Ils sont tous serviteurs du Seigneur. Ils s'écrient tous ensemble : " Seigneur reviens ! La nuit a été trop longue ! " Même après être entrés dans la plus haute jouissance dans la vie de l'église, nous devrions rechercher quelque chose de plus. Même lorsque nous jouissons de l'onction divine et de la fraîcheur de Christ en résurrection, nous devrions dire : " Seigneur, reviens. Oui, nous avons la plus haute jouissance mais Seigneur, nous ne sommes pas satisfaits. Nous espérons quelque chose de plus glorieux encore. Oh Seigneur, Nous nous tenons et attendons Ton retour ! "

Par notre maturité nous devenons une bénédiction pour le Seigneur

Le psalmiste continue : " Élevez vos mains dans le lieu saint, et bénissez l'Éternel ! " (v.2) Élever nos mains signifie prier. Dans la vie de l'église, nous devrions être ceux qui prient et qui bénissent le Seigneur. Cette phrase : " Bénissez l'Éternel " est précieuse. Lorsque nous sommes immatures, il semble que nous demandons constamment au Seigneur de nous bénir. Mais après toutes nos expériences précédentes, il y a maintenant un témoignage corporatif. Il y a une manifestation de la maturité dans la vie de l'église dans laquelle nous élevons nos mains, intercédant et priant pour le retour du Seigneur. Lorsque nous prions pour le retour du Seigneur nous disons : " Seigneur, nous te bénissons. " Par notre maturité, nous sommes devenus une bénédiction pour le Seigneur.

Le Seigneur nous bénit
à partir de la maturité dans la vie de l'église

Le psaume 134 se termine en disant : " Que l'Éternel, qui a fait les cieux et la terre, te bénisse de Sion ! " (v.3) Ceci est la conclusion des psaumes de l'ascension. Au commencement de ces psaumes, l'Éternel était le créateur. Maintenant à la fin de ces psaumes, ce créateur nous bénit depuis la montagne de Sion. Il nous bénit depuis la glorieuse vie de l'église où Lui et Son peuple sont un. Puissions-nous tous devenir une telle bénédiction pour le Seigneur et que le Seigneur nous bénisse en cette glorieuse vie de l'église en maturité. Louez le Seigneur !

 

 

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