RUTH

Chapitre Trois

Un Retour aux Richesses dans la maison de Dieu

Avant de parvenir à la maturité, tout chrétien doit expérimenter trois choses. Premièrement, il doit avoir goûté des richesses de Christ (Bethléhem). Deuxièmement, il doit avoir ultimement confronté de la sécheresse, soit individuellement, soit avec d’autres chrétiens (la famine). Troisièmement, il doit savoir ce que signifie retourner au Fournisseur des richesses.

La raison pour laquelle nous aimons le Seigneur est qu’Il est si aimable. Si nous n’avons jamais été attirés au Seigneur de cette façon, il nous manque alors l’habileté à L’aimer. Nous devrions expérimenter le Seigneur dans Ses richesses en plusieurs aspects différents, plus nous L’expérimenterons, mieux ce sera. Lorsque nous jouissons de Lui de cette façon, nous sommes capturés par Lui. Ceux qui ont connu le Seigneur et Ses richesses ne peuvent jamais L’oublier. Mais si nous demeurons dans les richesses elles-mêmes, nous ne viendrons peut-être à jamais connaître en fait Celui qui les fournit, car les mêmes richesses dont nous jouissons peuvent fort bien remplacer le Seigneur Lui-même.

Le Seigneur nous permet donc, à chacun d’entre nous, d’expérimenter de la sécheresse dans notre vie de l’église ou dans notre vie chrétienne personnelle. Enfin le Seigneur nous amènera dans l’expérience de la famine. Peut-être que tous les saints dans la vie de l’église sentent ensemble qu’il y a quelque chose d’insuffisant. Ou peut-être que vous-mêmes ressentez un certain manque et une certaine absence de la présence nourrissante du Seigneur. 

Le fait est que, lorsque le Seigneur nous approvisionne quotidiennement des richesses, nous avons tendance à oublier le Seigneur Lui-même. Nous ne jouissons pas de ce que nous avons avec une pleine appréciation. La famine sert à exposer qui nous sommes et où nous sommes. Lorsque nous avons un ample approvisionnement de nourriture nous pouvons nous flatter en disant : « Dieu est mon Roi » (Élimélec). Mais comment réagissons-nous lorsque l’approvisionnement de nourriture s’épuise? Attachons-nous au Seigneur encore plus? Ou cherchons-nous à combler nos besoins ailleurs ?

Élimélec avait un nom si merveilleux, mais lorsque la famine est arrivée, son nom s’est avéré n’être qu’un slogan. Dieu n’est pas demeuré son Roi dans son expérience. Cette partie, la partie du mari et des fils, la partie qui n’était pas conforme à Dieu, était exposée et a fini par mourir. De cette façon, le pèlerinage d’Élimélec et sa famille dans la terre de Moab a fourni au Seigneur l’occasion de produire quelque chose pour Lui-même. Nous espérons que ce processus ne sera pas trop long.

RETOURNER À BETHLÉHEM AU TEMPS DES RÉCOLTES DE L’ORGE

Parfois nous entendons parler d’un frère ou d’une sœur qui avait quitté la vie de l’église pendant de nombreuses années, et qui est ensuite revenu à la vie de l’église. D’une part, nous sommes heureux d’entendre cette nouvelle, car ils sont revenus à la maison du pain. D’autre part, nous ressentons une certaine tristesse pour le temps qui a été gaspillé. Lorsque nous devenons faibles, déprimés, ou que nous expérimentons des difficultés, nous devons apprendre à nous tourner au Seigneur et pas ailleurs. Le Seigneur est toujours disponible.

Après les festins et la jouissance nous expérimentons de la famine. Nous sommes tout de suite exposés. Qu’est-ce qui suit ? La Bible nous dit que Naomi s’est relevée avec ses deux belles-filles afin de retourner de la terre de Moab, car elle avait entendu dire que Jéhovah avait visité Son peuple avec du pain (1 :6) Peut-être que nous croyons que c’est principalement à cause de la nourriture que Naomi est retournée. Mais selon la parole ici, c’est parce qu’elle avait entendu dire que Jéhovah avait visité Son peuple. Elle ne s’intéressait plus à tout simplement jouir des richesses; elle s’intéressait maintenant au Seigneur Lui-même.

RETOURNER AU SEIGNEUR EN TANT QUE LA SOURCE DE TOUTES LES BÉNÉDICTIONS

Lorsque nous venons à la vie de l’église pour la première fois, nous aimons les révélations, nous aimons les réunions, nous aimons la douceur parmi les saints, nous aimons l’atmosphère de la bénédiction, et ainsi de suite. En dépit de toute cette jouissance, nous sommes néanmoins incapables de nous fier complètement à Celui qui pourvoit à tout cela. Alors lorsque ces choses s’assèchent, nous partons pour une autre terre. Nous nous retirons du Seigneur et de Son peuple, et en faisant cela nous découvrons qui nous sommes réellement. Nous ne sommes plus les grands croyants que nous pensions être. Après avoir perdu notre habileté à nous confier à d’autres choses, nous sommes finalement capables de venir au Seigneur comme nous le devrions. Maintenant nous ne sommes plus centrés sur la nourriture mais sur le Seigneur Lui-même. Inutile de dire que là où est le Seigneur, là sera la nourriture.

Ceci est le cheminement de toute personne spirituelle. Lorsque nous venons à ce stade, notre cœur retourne à Bethléhem, peu importe où nous sommes, car c’est là que le Seigneur se trouve. Notre cœur désire le Seigneur et reste centré sur Lui, plutôt que sur les bénédictions qu’Il peut fournir. Nous nous relevons donc et retournons au lieu où Il se trouve, et nous nous consacrons encore une fois à Lui.

RETOURNER AVEC UNE HUMANITÉ ÉLEVÉE ET UNE DÉPENDANCE DU SEIGNEUR

Considérons Naomi et la façon dont elle parle à ce moment-ci. Dans ses paroles nous voyons quelqu’un de spirituel non pas de façon étrange mais de façon si humaine. Naomi n’a plus que ses deux belles-filles avec elle. Si ses belles-filles la quittent, Naomi sera complètement seule. Cependant elle fait confiance au Seigneur pour ses propres besoins, et elle considère les besoins de ses deux belles-filles et les encourage à retourner dans leur maison maternelle. Dans la restauration du Seigneur aujourd’hui, nous devons être spirituels au point d’avoir ce genre d’humanité élevée, c’est-à-dire l’humanité de Jésus.

Les paroles de Naomi révèlent sa dépendance du Seigneur. Elle dit à ces deux femmes, « Que l’Éternel use de bonté envers vous… » (1 :8). Elle a expérimenté la discipline du Seigneur au point qu’elle a tout perdu, mais en tant que quelqu’un qui a tout perdu, elle a vraiment commencé à connaître le Seigneur. Elle se rend compte que ses deux belles-filles n’auraient aucun moyen de suivre Dieu dans leur terre natale. Elle ne peut pas dire : « Que vous grandissiez jusqu'à maturité dans la terre de Moab. » Elle dit quand même: « Que l’Éternel use de bonté envers vous, comme vous avez fait envers les morts et envers moi!» Ce verset révèle quelque chose de si sincère et d’altruiste. Elle leur conseille de se remarier, car il lui est impossible de leur fournir des maris. Pendant qu’elle souffre d’un cœur blessé en se souvenant de ses deux fils, elle leur dit de trouver d’autres maris. Alors elles se donnent un baiser en s’embrassant et en pleurant ensemble. Quelle scène touchante : trois veuves qui s’embrassent en pleurant ensemble, se préparant à se séparer afin de prendre chacune son propre chemin.

Lorsque les deux jeunes veuves disent qu’elles partiront avec elle, Naomi dit : « Suis-je capable d’avoir des fils pour vous afin qu’ils deviennent vos maris? Retournez à votre maison maternelle. Vous avez encore la possibilité de vous marier et d’élever une famille. Regardez-moi. Je ne vous suis d’aucune aide. » Selon l’Ancien Testament, le frère d’un mari décédé devait prendre la femme de son frère en tant que sa propre femme afin d’élever des enfants au nom de son frère (Deut. 25 :5-6). Naomi n’était plus en âge d’enfanter, et même si elle était capable de se remarier et d’enfanter, Orpa et Ruth pourraient-elles attendre que les fils de Naomi arrivent à l’âge de se marier ? Bien sur que non. C’est ce que Naomi leur dit ici. De plus, elles étaient d’une autre race et seraient traitées comme telle en Israël. Quel serait l’avenir d’Orpa et de Ruth si elles retournaient en Israël avec Naomi ? Alors Naomi leur conseille de retourner à leurs familles, même si cela signifie qu’elle restera seule, sans personne.

Pour une troisième fois Naomi mentionne Jéhovah : « …car je suis en plus grande amertume que vous, parce que la main de l’Éternel s’est appesantie sur moi. » (1 :13) Naomi reconnaît que la main de discipline du Seigneur a été sur elle. Sa famille avait quitté Bethléhem, et elle a souffert la perte de son mari et de ses deux fils. Elle a expérimenté la main de discipline du Seigneur. Cependant elle ne manifeste pas d’amertume envers le Seigneur pour autant. Elle ne dit pas : « Jéhovah dans Sa sévérité m’a punie au-delà des limites de mon endurance et m’a foudroyée. » Ceux qui parlent de cette façon ne connaissent pas le Seigneur. Après dix ans de discipline du Seigneur, l’humanité de Naomi manifeste quelque chose de très spirituel. Elle se soucie des besoins de ses belles-filles par-dessus de ses propres besoins.

UNE HUMANITÉ ÉLEVÉE MANIFESTÉE EN RECHERCHANT LES BESOINS DES AUTRES PAR-DESSUS DES NÔTRES

J’espère que vous qui êtes jeunes parmi nous, vous y ferez attention. Tout d’abord, Naomi a reconnu la main du Seigneur dans tout ce qui lui est arrivé. Deuxièmement, elle a démontré un vrai souci pour les autres et une humanité élevée. Nous devrions avoir un cœur pareil, recherchant toujours le bien-être des autres. Si un frère est faible, nous devrions considérer de quelle façon nous pouvons le fortifier. Si quelqu’un a « froid » nous devrions nous efforcer de trouver un moyen de l’aider à aimer le Seigneur. Juger les autres et leur imposer des exigences indique un manque dans notre humanité. Nous devrions apprendre de Naomi, car même dans ses conditions extrêmes elle considérait davantage les besoins des autres que ses propres besoins. Elle était suffisamment mûre pour considérer les autres de cette façon, se confiant elle-même et confiant les autres au Seigneur.

Si nous ne savons pas être humains, nous ne pourrons jamais être véritablement spirituels. Celui qui est véritablement spirituel possède une humanité très élevée. Notre spiritualité s’exprime au travers de notre humanité. Parfois au lieu d’être miséricordieux, nous sommes enclins à juger les autres. Considérez par exemple une histoire dans Les Misérables de Victor Hugo. Jean Valjean vole à l’évêque de Digne qui l’a hébergé et nourri. Il est ensuite arrêté et ramené à la maison de l’évêque. On pourrait peut-être penser que l’évêque aurait dû dire au brigadier de gendarmerie qui avait arrêté Valjean : « Enferme cet ingrat au cachot. » Par contre il lui dit : « Non ! Non ! Ces chandeliers sont des cadeaux que je lui ai faits. » Il dit ensuite à Valjean : « Voici, tu as oublié l’autre chandelier d’argent; prends-le également ! » Ce geste d’humanité a provoqué le repentir de Valjean. Cet exemple a du mérite. Plus nous exerçons notre humanité, plus nous pourrons devenir spirituels. S’il nous manque cette humanité, nous ne devrions pas parler de spiritualité.

UNE HUMANITÉ ET UN TÉMOIGNAGE QUI ATTIRENT LES AUTRES

Orpa embrasse sa belle mère. Cela signifie qu’elle accepte le conseil de Naomi et part, tandis que Ruth reste attachée à Naomi. Étant donné que le nom « Orpa » veut dire « frais » et que le nom « Ruth » se réfère à la camaraderie et à la capacité à paître les autres, nous devons nous rendre compte que pour Dieu la fraîcheur ne vaut pas autant que le pâturage. Par comparaison, notre exercice divin de paître le troupeau de Dieu a une plus grande valeur à Ses yeux que notre condition de fraîcheur.

Naomi conseille à Ruth de nouveau de retourner à Bethléhem avec sa belle-sœur, mais Ruth est résolue. Pourquoi Naomi permettrait-elle à Ruth de retourner avec elle, sachant combien de souffrances Ruth devrait subir en tant qu’étrangère maudite ? Peut-être à cause de sa considération des besoins de Ruth, mais cela réconforte assurément Naomi. Ruth dit : « …Ne me presse pas de te laisser, pour m’éloigner de toi; car où tu iras j’irai, et où tu demeureras je demeurerai; ton peuple sera mon peuple, et ton Dieu sera mon Dieu; où tu mourras je mourrai, et j’y serai ensevelie. Que l’Éternel me traite avec la dernière rigueur, si autre chose que la mort me sépare de toi ! » (1 :16-17).

AVOIR UNE SAINE ATTITUDE ENVERS CEUX QUI SONT PLUS MÛRS ET QUI PRENNENT SOIN DE NOUS

J’espère que les jeunes parmi nous auront un cœur semblable pour exprimer un tel sentiment aux saints plus âgés. Je crains que trop souvent ce ne soit le contraire. La plupart des jeunes aiment être séparés des plus vieux et même le plus loin possible. Au lieu de dire : « Ne me contrains pas à te quitter, » ils diraient : « S’il vous plaît, partez et laissez-moi tranquille. » Mais si nous désirons croître adéquatement, nous devons être attachés à quelqu’un comme Naomi. Qui suivons-nous? Nous suivons le Seigneur. Mais avec qui suivons-nous le Seigneur ? Avec quelqu’un comme Naomi. Ceux qui sont plus jeunes parmi nous doivent reconnaître que certains d’entre eux connaissent le Seigneur, et qu’ils ont besoin que Dieu devienne leur Dieu. Si telle est leur réalisation, nous aurons alors raison d’espérer en eux, pour les générations futures.

Tout de suite après mon salut, je me suis attaché à une personne pareille qui était plus âgée que moi. Je l’ai observée et je l’ai suivie. J’ai beaucoup appris de ce frère. C’est celui qui m’a enseigné à gémir en mon esprit. Plus tard lorsque j’ai déménagé dans un autre quartier de Taipei, j’ai contacté un des anciens de cette localité et je lui ai dit : « Frère, j’ai déménagé dans ce quartier tout récemment, et j’ai besoin de me soumettre à quelqu’un et d’apprendre de lui. J’aimerais me soumettre à toi. » Il devait être content de voir un jeune frère tomber du ciel comme cela! Il avait une méthode très efficace de travailler avec des enfants, et j’en ai profité. Je me suis servi de ses méthodes de travail avec des enfants lorsque j’ai visité d’autres endroits. À l’avis de certains d’autres, ce frère ne semblait peut-être pas si remarquable, mais c’est lui qui m’a beaucoup aidé. Apprenez à suivre et à recevoir de l’aide des saints plus âgés dans le Seigneur, avec qui le Seigneur vous a placés. Nous devons nous rendre compte également qu’il n’est pas pratique de suivre quelqu’un qui habite loin de nous. Nous avons tous besoin de quelqu’un à suivre. Ceux qui refusent de le faire lutteront spirituellement et peuvent même devenir une source des problèmes.

Être dans la vie de l’église sans s’attacher à personne, c’est être un vagabond. Peu importe combien pauvre votre église locale semble paraître, je vous garantis qu’il y a au moins une personne qui aura un niveau de maturité plus élevé que vous spirituellement. Les jeunes gens en particulier doivent apprendre à s’attacher à un tel frère ou à une telle sœur.

Voilà comment Ruth s’est mise à suivre le Seigneur. Elle a commencé en suivant une sœur plus âgée. Pourquoi a-t-elle choisi de suivre Naomi ? C’était à cause de la foi ferme de Naomi en Jéhovah, et de l’humanité élevée qu’elle démontrait. Combien résolue était la déclaration de Ruth ! Elle se fiait au Dieu de Naomi –Jéhovah – pour accomplir son désir et d’exaucer son vœu. Mais sans Naomi, Ruth ne se serait jamais consacrée d’une telle façon. C’était l’expérience de Naomi dans le Seigneur qui a permis à Ruth de suivre le Seigneur de la même manière. Le Dieu de Naomi a attiré Ruth, aussi bien au travers de son humanité, qu’à cause de l’évidence de Sa main fidèle sur Naomi.

LE BESOIN D’AVOIR DE PÈRE ET DE MÈRE SPIRITUELS DANS LA VIE DE L’ÉGLISE

J’espère qu’il y a beaucoup de saints mûrs comme Naomi parmi nous. Nous avons besoin de pères, car nous avons, selon Paul, dix mille maîtres (1 Cor. 4 :15). Les maîtres sont ceux qui nous donnent un message et qui par la suite peuvent aller dormir en paix. Un père, cependant, se soucie de ses enfants au-delà de ce qu’il sait faire. Nous devrions demander au Seigneur de nous donner de tels pères dans la vie de l’église. Le fardeau d’un père est de voir son enfant grandir. Une fois que nous nous engageons avec quelqu’un de cette façon, cela signifie qu’il y aura, aussi bien pour nous que pour la personne que nous paissons, des maux de têtes. Le point principal est le suivant – dans la vie de l’église nous ne devons pas être seuls. Il doit y avoir à la fois quelqu’un qui prend soin de nous et quelqu’un de qui nous, nous prenons soin.

LE RETOUR AU PAYS : DONNANT TOUT LE CRÉDIT À CELUI QUI EST L’APPROVISIONNEMENT TOUT INCLUSIF

Après que Ruth avait pris sa décision, Naomi a cessé d’essayer de la dissuader, et elles sont retournées toutes les deux ensembles. Elles sont arrivées enfin à Bethléhem. Quel retour à la maison! Elles étaient finalement retournées à « l’entrepôt de nourriture. » La ville entière était émue par le retour de Ruth (1 :19). Quelques-unes des femmes ont dit : « N’est-ce pas Naomi ? » Peut-être qu’elles n’arrivaient pas à croire que la femme qu’elles avaient connue ait pu être changée par la vieillesse et des épreuves. Ruth leur a répondu : « Ne m’appelez point Naomi (Plaisante), appelez-moi Mara (amer). » Ceci est un autre signe de sa maturité. Elle s’est rendue compte qu’elle ne possédait plus rien. Elle a perdu tout ce qu’elle avait autrefois. En conséquence sa confiance n’était plus en elle-même. Non seulement elle manifestait une humanité élevée et proclamait l’Éternel, mais elle avait également une profonde réalisation qu’elle n’avait rien de quoi se vanter.

Son témoignage est que Dieu est « Tout suffisant, » Tout inclusif (Shaddai au verset 1 :20-21; il est traduit « Tout-puissant » dans certaines traductions, mais la signification du mot hébreux met en valeur le fait que Dieu est Celui qui nous approvisionne richement). Toutes les autres choses sur lesquelles elle s’était appuyée et dans lesquelles elle espérait, avaient été dépouillées, mais Dieu était resté fidèle dans Son approvisionnement envers elle. Elle n’avait pas de fortune ni aucune portion de terrain dans la terre promise. Tout ce qu’elle avait, c’était une femme d’une race maudite qui l’accompagnait. Son témoignage était que sa situation n’était pas plaisante mais plutôt amère. Néanmoins, si vous l’aviez questionnée davantage, elle aurait continué en disant : « Le Seigneur a été fidèle. » Sa situation semblait désespérée, et pourtant elle a compris que Dieu était tout suffisant et tout inclusif.

Parfois nous ne comprenons pas comment Dieu nous approvisionne. Malgré tout nous nous rendons compte qu’Il nous a bien approvisionnés. Extérieurement il semble que nous avons perdu quelque chose au lieu de gagner quelque chose. Cependant, intérieurement nous nous rendons compte que nous avons gagné quelque chose au travers de toutes nos pertes. Notre témoignage se développe ainsi : « Le chemin n’a été jamais sans encombres, ni plaisant, et je suis pleinement conscient de ce qui m’a été enlevé. Néanmoins, en tant que quelqu’un dans cette condition je peux témoigner que le Seigneur est vraiment Celui qui est tout suffisant. Il n’est pas seulement le Tout-puissant qui peut faire de grandes choses pour moi, mais Il est également le tout suffisant en ce que Lui-même est devenu pour moi. Je suis partie dans l’abondance, et maintenant je reviens les mains vides, mais au travers de tout cela, le Seigneur s’est avéré vrai à moi et Lui-même est devenu ma possession. »

Je crois que ceux qui réussissent dans le monde peuvent être remplis d’accomplissements et d’autres choses mais ils ne peuvent connaître Dieu en tant que leur Dieu tout suffisant. Lorsqu’ils atteignent un certain succès, ils peuvent expérimenter un certain genre de satisfaction, même au point d’en être remplis. Mais après plusieurs années, je crois que tout cela sera exposé comme étant vide. Après quarante ans de travail dans une compagnie, une personne est expédiée avec une fête et une montre en or. Elle est entrée dans la compagnie, pleine d’ambitions et d’attentes, et elle quitte vide, surtout si elle n’a pas le Seigneur. Cependant Naomi dit : « Je suis partie dans l’abondance, et l’Éternel me ramène vide. Pourquoi m’appelleriez-vous Naomi, puisque l’Éternel m’a abattue, et que le Tout-puissant m’a affligée ? » (v.21) Puisque Dieu est le tout suffisant, Il nous approvisionne pendant qu’Il nous discipline et nous enlève des choses. Ses traitements peuvent sembler sévères en ce qu’Il nous donne et nous enlève, mais Il deviendra Lui-même notre approvisionnement dans le processus.

 

 

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